Javais considĂ©rĂ© que ma rĂ©putation et mon statut Ă©taient plus importants que la poursuite de la vĂ©ritĂ©, et jâavais vivement dĂ©sirĂ© accomplir mon devoir et travailler davantage. Tant que les frĂšres et sĆurs voyaient que je surveillais le travail et que je rĂ©solvais les problĂšmes, que jâĂ©tais une bonne dirigeante, capable de faire un travail pratique, tout le monde allait
Avonsnous le devoir de chercher la vĂ©ritĂ© ? Ăcouter (7 min) PublicitĂ© . PublicitĂ©. PublicitĂ©. France Culture Le Monde selon RaphaĂ«l Enthoven | 11-12 Ăpisode du mardi 19 juin 2012 par RaphaĂ«l Enthoven Voir le podcast. En savoir plus. RĂ©fĂ©rences. ThĂšmes associĂ©s. Sciences et savoirs. Philosophie. VĂ©ritĂ©. ActualitĂ©s. BaccalaurĂ©at. L'Ă©quipe. RaphaĂ«l
NotreĂ©quipe de professeurs de philosophie se propose de rĂ©aliser pour vous un vĂ©ritable corrigĂ© de "Avons-nous le devoir de chercher la vĂ©ritĂ© ? (BAC S 2012)". Votre sujet de philo sera traitĂ© selon les indications que vous fournirez. Vous pouvez mĂȘme spĂ©cifier le dĂ©lai sous lequel vous souhaitez recevoir votre correction. Vous recevrez votre corrigĂ© par email, en toute
Ilrend visible ». L'Ćuvre d'art Ă©duque les sens et fonde le sens (signification) parce que ce qui a un sens (rationnel) pour nous suppose une expĂ©rience qui est rendue possible par lâĆuvre. La puissance du cinĂ©ma par exemple est de nous rendre signifiant certaines expĂ©riences (historiques, Ă©motionnelles, Ă©thiques, intellectuelles
Pourbriller en sociĂ©tĂ©, se coucher un peu plus savant que la veille, ou encore Ă©clairer les enfants dans leurs questionnements quotidiens, voici une sĂ©lection de collections Milan « prĂȘte Ă penser » : Pour les adultes, la collection « CarrĂ© philo » suggĂšre 80 citations, pensĂ©es ou maximes sur des thĂšmes spĂ©cifiques (la libertĂ©
LECHRETIEN ET LA DĂME. Je voudrais, en ce dĂ©but d'annĂ©e 2019, souhaiter Ă tous et Ă toutes, une annĂ©e de grande intimitĂ©, de communion et d'accomplissement avec le Seigneur notre PĂšre et notre Dieu.A prĂ©sent que je renoue avec mes lecteurs dans l'animation de ma page "Devoir de VĂ©ritĂ©", je voudrais partager avec vous cette autre vĂ©ritĂ© du Seigneur sur le privilĂšge dont
rYtlL. ElĂšve prodige, Nietzsche obtient Ă 25 ans un poste Ă lâuniversitĂ© alors quâil nâa pas de thĂšse. Câest Ă cette Ă©poque quâil rencontre Wagner. Il dĂ©missionne 10 ans plus tard pour vivre en nomade en Italie, France et BohĂšme, pĂ©riode de maturation de son oeuvre. La fin de sa vie verra une descente dans la folie, dont il ne reviendra pas. AprĂšs sa mort, sa sĆur Elizabeth tenta dâutiliser sa pensĂ©e pour servir ses convictions nazie. Elle publiera des notes, allant jusquâĂ en réécrire des parties. Ce sera lâouvrage posthume La volontĂ© de puissance. La vie ne tend pas au bonheur pour Nietzsche, qui critique en cela les philosophies eudĂ©monistes classiques. Câest que la vie est pensĂ©e ici comme une Ă©nergie. Il sâagit dâune force vitale qui pousse tout ĂȘtre vivant, de la bactĂ©rie Ă la civilisation, Ă Ă©tendre son pouvoir sur ce qui lâentoure, Ă tenter de se lâapproprier, lâassimiler, le digĂ©rer pour le soumettre Ă sa loi. Il nây a ici rien de moral ou dâimmoral, il sâagit juste dâun Ă©tat de fait la vie est comme ça, elle est volontĂ© de puissance »[1]. La vie est donc par nature Lire la suite â La tolĂ©rance est un concept datĂ©, nĂ© au XVIĂšme siĂšcle avec lâĂ©dit de tolĂ©rance » de Catherine de MĂ©dicis, qui reconnaissait le droit de culte aux protestants. La notion est donc trĂšs liĂ©e, dĂšs son essor, au contexte des guerres de religions entre catholiques et protestants qui divisaient alors le royaume. Comme Ă©motion positive, ce qui nous intĂ©resse ici, elle dĂ©signe un Ă©ventail dâattitudes allant de lâeffort conscient pour accepter ce quâon nâapprouve pas, jusquâĂ lâaccueil bienveillant de la diffĂ©rence quelle quâelle soit, traduisant ainsi une ouverture dâesprit, un respect dâautrui voire une curiositĂ© pour sa particularitĂ©. Voltaire[1] en faisait une condition incontournable du dĂ©veloppement moral des individus, et par suite, du progrĂšs social. En effet, la tolĂ©rance est une des conditions dâun vivre-ensemble harmonieux. Câest aussi une condition de la dĂ©mocratie, puisquâelle suppose la reconnaissance dâune Ă©quivalence en droit et en dignitĂ© de toutes les opinions. Mais toutes les opinions doivent-elles vraiment ĂȘtre tolĂ©rĂ©es ? Ainsi, la tolĂ©rance nâest pas sans ambiguĂŻtĂ©s. Notons dâabord que la tolĂ©rance nâest pas lâindiffĂ©rence. Se moquer de tout ou considĂ©rer que tout est Ă©quivalent nâest pas ĂȘtre tolĂ©rant. Lire la suite â Je vous propose cette semaine une rĂ©flexion dans le prolongement de celle ouverte il y a quelques semaines par la machine de Nozick. On y avait vu que si, comme on a tendance Ă le croire, lâĂȘtre humain recherchait par dessus tout Ă ĂȘtre heureux, alors toute personne devrait souhaiter se brancher Ă la machine. Or, lâexpĂ©rience de pensĂ©e soumise Ă un grand nombre dâindividus montre quâau contraire, trĂšs peu de gens le ferait, indiquant par lĂ que le bonheur nâest pas nĂ©cessairement pour eux la valeur suprĂȘme. Ce qui nous mĂšne Ă la question philosophique de cette semaine faut-il prĂ©fĂ©rer le bonheur Ă la vĂ©ritĂ© ? Implicitement, la question ne semble se poser que dans des situations oĂč elles sâexcluent lâune lâautre. Ce serait bonheur ou vĂ©ritĂ©, comme si on ne pouvait avoir les deux en mĂȘme temps, comme si le bonheur ne pouvait que sâaccompagner du mensonge et que la vĂ©ritĂ© ne pouvait que faire notre malheur. Dans une telle situation, on peut vouloir dâabord entendre le faut-il ?» comme un doit-on ?». Nous sommes alors renvoyĂ©s Ă la question des devoirs, comme si chacun dâentre nous, en toutes circonstances, avait le devoir de prĂ©fĂ©rer lâun Ă lâautre. Doit-on donc prĂ©fĂ©rer la vĂ©ritĂ© au bonheur, comme sâil y avait lĂ un devoir envers soi-mĂȘme, une dignitĂ© particuliĂšre ? Doit-on au contraire prĂ©fĂ©rer le bonheur Ă la vĂ©ritĂ©, poussĂ©s par ce qui serait un respect envers notre nature, dĂ©finie alors principalement sous son aspect jouissif ? La question des devoirs envers soi-mĂȘme et des contenus de ces devoirs Ă©tant dĂ©jĂ philosophiquement problĂ©matique, câest Ă grand peine quâon fonderait ici un devoir prioritaire envers soi-mĂȘme pour lâun ou pour lâautre, pour le bonheur ou pour la vĂ©ritĂ©. Se poser la question serait alors plutĂŽt Ă entendre sur le mode du conseil, comme un vaut-il mieux choisir le bonheur contre la vĂ©ritĂ© ou la vĂ©ritĂ© contre le bonheur » ? Vous lâaurez compris, ce vaut-il mieux » ne peut faire lâĂ©conomie du par rapport Ă quoi ? ». Par rapport Ă mes intĂ©rĂȘts ? Sans doute est-ce la vĂ©ritĂ© quâil faut alors privilĂ©gier. Par rapport Ă mon bien-ĂȘtre global ? Bien malin celui qui sait dĂšs maintenant quelle alternative lui sera la plus heureuse au final. Une vĂ©ritĂ© douloureuse mais libĂ©ratrice vaut peut-ĂȘtre mieux quâune illusion confortable bercĂ©e trop longtemps. Eviter un malheur prĂ©sent nâest peut-ĂȘtre pas un bon calcul Ă long terme. Difficile, donc, de se prononcer sur la meilleure des deux options dâun point de vue pragmatique, y compris par rapport au bonheur lui-mĂȘme. Si bonheur et vĂ©ritĂ© semblent dâabord sâexclurent, ils peuvent aussi se rejoindre par-delĂ le malheur prĂ©sent. On aboutirait alors Ă un bonheur par la vĂ©ritĂ©, comme sâil sâagissait dâun chemin dĂ©tournĂ© mais plus solide Ă long terme. Vous lâaurez compris, il nây a pas de bonne rĂ©ponse » Ă cette question, mais plutĂŽt des choix et des implications. En choisissant la vĂ©ritĂ© au bonheur, je fais un choix sur la personne que je dĂ©sire ĂȘtre. Ne pas mettre la tĂȘte dans le sable et choisir de faire face Ă une vĂ©ritĂ© dĂ©sagrĂ©able est aussi une façon de sâassumer, dâassumer la vie avec ses dimensions dĂ©plaisantes et de se montrer responsable face au monde. On peut choisir la vĂ©ritĂ©, avec les souffrances quâelle suppose, et en tirer, si ce nâest un bonheur en soi, au moins une certaine idĂ©e de soi-mĂȘme. Se choisir responsable et malheureux plutĂŽt quâheureux dans lâillusion est aussi un choix rationnel qui engage lâĂȘtre. Tout comme le choix inverse. En choisissant le bonheur Ă la vĂ©ritĂ©, jâindique que la dimension la plus importante de mon ĂȘtre est de jouir de la vie, quitte Ă en rester au niveau superficiel des choses et des relations, quitte Ă ĂȘtre un imbĂ©cile heureux ». Quitte aussi Ă mentir et faire souffrir ? Nous nâavons envisagĂ© jusquâici que la vĂ©ritĂ© qui nous concernait, mais elle peut aussi mettre autrui en jeu. PrĂ©fĂ©rer mon bonheur Ă la vĂ©ritĂ© pour autrui est ainsi courir le risque dâĂȘtre injuste. Laisserais-je un innocent ĂȘtre accusĂ© parce que câest mieux pour moi de mentir ou de me taire ? Remarquez comment les pires dĂ©rives Ă©goĂŻstes peuvent dĂ©couler de cette position. Et quand bonheur et vĂ©ritĂ© concernent autrui ? Lâexemple le plus classique dire Ă une proche que sa ou son conjointe lela trompe. Quel est mon devoir prioritaire envers cette amie ? Lui dois-je dâabord le bonheur ou dâabord la vĂ©ritĂ© ? Je peux faire un choix qui engage la signification de lâĂȘtre pour moi-mĂȘme, mais câest impossible de faire le choix de lâĂȘtre pour autrui. Câest donc du cĂŽtĂ© de la relation elle-mĂȘme quâil faut alors chercher. On trouve chez Hegel lâidĂ©e que nous nâavons pas le devoir de tout dire Ă tout le monde, mais que les devoirs que nous avons les uns envers les autres dĂ©pendent de la nature et de la proximitĂ© de notre relation. Sans doute faut-il chercher lĂ ce que je dois Ă autrui, et ĂȘtre conscient que ce que je dĂ©ciderai alors de faire engagera la nature de notre relation. Et encore une fois un titre accrocheur, qui ne remplit pas ses promesses. Le bonheur par la raison » Ă©tait-il donnĂ© en sous-titre, mais câest trĂšs indirectement que lâon trouvera un quelconque rapport avec le bonheur en ces pages. Câest mĂȘme Ă peine si on nous parle de Leibniz. Un titre plus honnĂȘte aurait Ă©tĂ© pourquoi le systĂšme de Spinoza, dâaprĂšs M. Ferry, ne tient pas ». Cela dit, mis Ă part la dĂ©ception que ressentira tout auditeur de ce CD qui espĂ©rait en apprendre sur le bonheur chez Leibniz et chez Spinoza, il restera pour les amateurs de philosophie, 1h15 de cours consacrĂ© Ă une certaine lecture de Spinoza plutĂŽt agrĂ©able Ă Ă©couter. VoilĂ a contrario, 3 CD qui tiennent leurs promesses, car câest bien de bonheur et uniquement de bonheur que nous dissertons ici. Le premier CD est tenu par AndrĂ© Comte-Sponville, vous y retrouverez pour lâessentiel lâexposĂ© qui avait fait lâobjet dâun petit ouvrage Le bonheur dĂ©sespĂ©rĂ©ment. Le deuxiĂšme CD contient lâexposĂ© de François Jullien, spĂ©cialiste de la pensĂ©e chinoise. Le troisiĂšme est consacrĂ© aux questions que sâadressent les deux invitĂ©s. LâexposĂ© dâAndrĂ© Comte-Sponville est trĂšs clair et pĂ©dagogique. Il soutient, en visitant entre autres Platon et Spinoza, que le bonheur risque fort de nous Ă©chapper tant que nous en faisons un but, et que notre chance de le retrouver est dâen faire non pas un but mais une expĂ©rience. LâexposĂ© de François Jullien sera plus difficile dâaccĂšs si vous nâavez pas de bagage philosophique, mais il est particuliĂšrement intĂ©ressant et vaut la peine que vous vous accrochiez un peu si besoin est. On y apprend notamment que la Chine nâa pas pensĂ© le bonheur comme la pensĂ©e indo-europĂ©enne a pu le faire. La Chine nâa en effet pas construit dâopposition entre bonheur et malheur, elle nâa pas non plus Ă©laborĂ© de concepts dâĂąme, de corps ou de finalitĂ©, pas dâontologie en Chine, pas de pensĂ©e de lâĂȘtre, de pensĂ©e du manque ni de pensĂ©e de lâĂ©ternitĂ©. Toutes les questions fondamentales de la GrĂšce nâont pas Ă©tĂ© pensĂ©es en Chine. Câest donc une vision tout Ă fait diffĂ©rente que François Jullien dĂ©roule sous nos yeux. On regrette de ne pas en apprendre plus et vous aurez sĂ»rement, comme moi, lâenvie de creuser la question. Le dernier CD est Ă rĂ©server aux initiĂ©s, sautez-le sans regrets si vous vous sentez larguĂ©, le plus intĂ©ressant de lâenregistrement nâest pas lĂ . Blaise Pascal 1623-1662 est Ă la fois mathĂ©maticien et moraliste. Comme mathĂ©maticien, il invente Ă 19 ans la pascaline » premiĂšre machine Ă calculer, prouve la pression de lâair, invente le concept dâespĂ©rance en probabilitĂ©s⊠DĂ©jĂ rapprochĂ© de la religion chrĂ©tienne Ă la mort de son pĂšre, il connaĂźt une nuit dâextase mystique le 23 novembre 1654. DĂšs lors, Pascal se consacre Ă une apologie de la religion chrĂ©tienne. Il est plus difficile de tirer une conception unifiĂ©e du bonheur chez Pascal, compte tenu du caractĂšre fragmentaire et incomplet des PensĂ©es. Ce quâon peut remarquer cependant, au fil des extraits, est le caractĂšre tragique que prend le bonheur chez Pascal. En effet, tout en disant que le bonheur est recherchĂ© par tout le monde, quâil est le motif de toutes les actions de lâhomme, jusquâĂ ceux qui vont se pendre »[1], il affirme en mĂȘme temps, de façon certes Lire la suite â DĂšs sa publication, lâexpĂ©rience de pensĂ©e de Nozick a suscitĂ© de nombreux commentaires dans le monde acadĂ©mique. Lâimmense majoritĂ© des gens ne se brancheraient pas. Dâabord, et câest lâangle sous lequel la majoritĂ© des objections ont Ă©tĂ© apportĂ©es il semble que nous ayons une prĂ©fĂ©rence naturelle » pour la vĂ©ritĂ©. La majoritĂ© des personnes interrogĂ©es faites lâexpĂ©rience semble avoir une rĂ©pugnance premiĂšre pour un bonheur qui ne serait quâillusion, mĂȘme si nous nâavons pas conscience de lâillusion. Quelles explications pouvons-nous donner Ă cela ? Si je prĂ©fĂšre le bonheur Ă la vĂ©ritĂ©, alors ce bonheur devient autocentrĂ© et stĂ©rile. Je suis heureux dans mon rĂ©servoir, certes, mais ce bonheur ne concerne que moi, ma vie ne laissera aucune trace dans le monde, je ne contribuerai au bonheur de personne ni au malheur de personne dâailleurs, je ne participerai Ă aucune crĂ©ation, aucun dĂ©bat, aucune avancĂ©e. Tout se fera sans moi. Si par contre je choisis de ne pas me brancher, alors certes ma vie ne sera pas aussi parfaite, mais elle aura un impact sur le monde. Je serai lĂ pour mes proches, je peux changer les choses, bref, je serai en lien avec le monde et y serai un ĂȘtre humain responsable. Câest donc aussi entre une vie imparfaite et engagĂ©e ou une vie heureuse mais dĂ©sengagĂ©e quâon me propose de choisir. Jâajoute ici mon grain de sel au dĂ©bat remarquez que lâexpĂ©rience de pensĂ©e suppose quâon vous offre la possibilitĂ© de vous brancher quand vous voulez. Ce qui signifie que le sujet est comme vous et moi, il nâa pas la connaissance de ce que sera effectivement sa vraie » vie future. Le choix est donc entre une vie heureuse Ă coup sĂ»r et une vie qui reste encore Ă vivre et Ă Ă©crire. Le choix nâest donc pas quâentre bonheur et vĂ©ritĂ©, il est aussi entre bonheur maximal assurĂ© et bonheur incertain mais quâon espĂšre pas trop mal quand mĂȘme et qui surtout sera mon Ćuvre. Ma seule façon de me connaĂźtre, de savoir qui je suis et de quoi je suis capable, câest de me coltiner au monde. Je risque de me faire broyer, certes, je risque le malheur, mais câest la seule façon de rĂ©pondre Ă la question qui suis-je ? ». Si je me branche, je ne le saurai jamais. Le choix est donc aussi entre bonheur absolu mais passif ou bonheur espĂ©rĂ© et actif. Par consĂ©quent, se brancher ou non signifie aussi choisir entre illusion et connaissance de soi. Au final, si le but de la vie Ă©tait vraiment dâĂȘtre heureux, si le bonheur, tel que nous le disaient les grecs, reprĂ©sentait effectivement le Souverain Bien, alors nous devrions tous choisir sans hĂ©siter de nous brancher. Si la majoritĂ© des gens choisiraient de ne pas le faire, câest peut-ĂȘtre lĂ lâindice que le bonheur nâest finalement pas leur absolue prioritĂ© dans la vie. Certes nous le recherchons, mais peut-ĂȘtre pas Ă nâimporte quel prix. DĂšs lors, chacun peut ĂȘtre renvoyĂ© Ă lâexamen de sa propre Ă©chelle de valeur et de son propre systĂšme de prioritĂ©s quel prix serais-je prĂȘte Ă payer pour mon bonheur ? Vaut-il que je lui sacrifie ma libertĂ©, ma responsabilitĂ© ou autres choses ? Quand devient-il trop cher payĂ© ? Je vous laisse sur cette rĂ©flexion. Jâaimerais pour cette semaine soumettre Ă votre rĂ©flexion une expĂ©rience de pensĂ©e trĂšs cĂ©lĂšbre parmi les philosophes, issue dâun ouvrage du philosophe amĂ©ricain contemporain Robert Nozick Anarchy, State, and Utopia[1]. Supposez quâil existe une machine Ă expĂ©rience qui soit en mesure de vous faire vivre nâimporte quelle expĂ©rience que vous souhaitez. Des neuropsychologues excellant dans la duperie pourraient stimuler votre cerveau de telle sorte que vous croiriez et sentiriez que vous ĂȘtes en train dâĂ©crire un grand roman, de vous lier dâamitiĂ©, ou de lire un livre intĂ©ressant. Tout ce temps-lĂ , vous seriez en train de flotter dans un rĂ©servoir, des Ă©lectrodes fixĂ©es Ă votre crĂąne. Faudrait-il que vous branchiez cette machine Ă vie, Ă©tablissant dâavance un programme des expĂ©riences de votre existence ? » On vous propose donc de vous brancher Ă une machine, capable de vous faire vivre votre vie idĂ©ale. Tout ce que vous pourriez vouloir vous sera procurĂ©, le bonheur est Ă portĂ©e de main. LâinconvĂ©nient est que tout cela sera faux, mais vous nâen saurez rien et pouvez choisir de ne jamais rien en savoir. Vous brancheriez-vous ? LâexpĂ©rience de pensĂ©e de Nozick, 25 ans avant Matrix[2], vise bien sĂ»r Ă nous mettre face Ă un dilemme. Faut-il prĂ©fĂ©rer le bonheur Ă la vĂ©ritĂ©, ou la vĂ©ritĂ© au bonheur ? Remarquez quâil ne sâagit pas dâopposer vĂ©ritĂ© et plaisirs, mais bien vĂ©ritĂ© et bonheur. En effet, la machine de Nozick nâest pas quâune machine Ă plaisirs. Si ma conception du bonheur est une succession sans fin de plaisirs assouvis, alors je programmerai la machine en ce sens et elle me donnera ce que je souhaite. Si ma conception est diffĂ©rente, si je dose subtilement revers et succĂšs pour me faire mieux apprĂ©cier les seconds, que je me fournis un appĂ©tit dâogre pour la vie, que je programme la rĂ©alisation dâune grande Ćuvre ou quoi que ce soit dâautre qui correspond trĂšs exactement Ă mon idĂ©e de bonheur, alors la machine le donnera Ă©galement. Et mĂȘme, on peut admettre pour pousser lâexpĂ©rience de pensĂ©e, que je nâai pas besoin de programmer la machine Ă lâavance et quâelle est capable de sâadapter en cours de route, voire de prĂ©venir mes dĂ©sirs pour me fournir ma vie idĂ©ale. Câest donc bien entre une certitude de bonheur maximal et une vie imparfaite, franchement malheureuse peut-ĂȘtre, mais vraie » que je peux choisir. Je vous laisse rĂ©flĂ©chir Ă la question et aux enjeux que vous y voyez, car le choix ne se rĂ©sume Ă©videmment pas Ă une alternative entre bonheur et vĂ©ritĂ©. Je vous retrouve la semaine prochaine pour vous proposer un topo des dĂ©bats que cette expĂ©rience a provoquĂ© chez les philosophes de mĂ©tier. [1] Nozick, R., Anarchy, state, and Utopia, New-York Basic Book, 1974, et en français Anarchie, Etat et Utopie, trad. E. dâAuzac de Larmartine & Dauzat, Paris, PUF, 1988, pp. 65-67 â Une expĂ©rience de pensĂ©e similaire se trouve chez Hilary Putman dans Raison, VĂ©ritĂ© et Histoire 1981 [2] Matrix La Matrice au Qc et N-B est un film de Lana Wachowski 1999, dans lequel tous les humains ou presque vivent dans la Matrice, sorte de super machine de Nozick ». Un personnage NĂ©o se voit offrir un choix entre deux pilules avec la bleue, il retourne dans la Matrice faire de beaux rĂȘves, avec la rouge il en sort et vit sa vraie » vie. Ce petit opus est la transcription dâune confĂ©rence donnĂ©e en 1999 souvent reprise et suivie par une pĂ©riode de questions du public, elles aussi retranscrites. Dans un premier temps, Comte-Sponville sâinterroge sur les raisons pour lesquelles nous sommes si peu ou si difficilement heureux. Câest quâil semble y avoir, dans le bonheur lui-mĂȘme, une contradiction logique. Tout homme dĂ©sire ĂȘtre heureux. Or, la nature du dĂ©sir semble nous condamner au tragique le dĂ©sir est manque si bien que tout dĂ©sir comblĂ© disparaĂźt bientĂŽt comme dĂ©sir ; ce quâon vient dâobtenir ne nous intĂ©resse dĂ©jĂ plus, lâennui point. Ce que je dĂ©sirais, et qui devait faire mon bonheur, déçoit ; le bonheur lui-mĂȘme que je dĂ©sire, lorsque je lâatteins, mâennuie. Le bonheur, coincĂ© entre les oscillations du dĂ©sir et de lâennui, nâest donc que fugacement entraperçu et au final, perpĂ©tuellement manquĂ©. Ne peut-on dĂ©sirer ce quâon a, et donc ĂȘtre heureux ? Oui, rĂ©pond Compte-Sponville, mais alors il faut ramener le bonheur du cĂŽtĂ© de la joie et du plaisir. Lâerreur, quand on dĂ©finit le dĂ©sir comme manque, câest de lâassimiler Ă lâespĂ©rance. EspĂ©rer, selon Compte-Sponville, revient Ă dĂ©sirer sans savoir on ignore lâissue de notre espĂ©rance, sans pouvoir on nâespĂšre que ce qui ne dĂ©pend pas de nous et sans jouir la jouissance est sans cesse ajournĂ©e. Or, tout le dĂ©sir nâest pas espĂ©rance. Il suffit donc dâĂ©carter, dans notre dĂ©sir de bonheur ou dans notre dĂ©sir vers le bonheur, tout ce qui relĂšve de lâespĂ©rance. Ceci distinguĂ©, il est Ă©vident â et mĂȘme souhaitable â quâon peut dĂ©sirer ce quâon sait, ce quâon peut, ce quâon a, bref, ce qui dĂ©pend de nous, et que nous pouvons nous en rĂ©jouir. Câest donc par lĂ quâil y a un bonheur possible en actes. Le bonheur dĂ©sespĂ©rĂ©, câest donc un bonheur qui enracine son dĂ©sir dans le prĂ©sent en sâĂ©tant dĂ©barrassĂ© du tragique de lâespĂ©rance. Atteindre la souveraine fĂ©licitĂ© »[1], chez Descartes, demande de chercher en nous-mĂȘmes. Les Ăąmes vulgaires » se fourvoient en attendant le bonheur de biens extĂ©rieurs. Certes, les honneurs, les richesses ou la santĂ© sont des biens, et les possĂ©der favorise le bonheur. Lâhomme gĂątĂ© par le sort peut bien ĂȘtre heureux. Mais parce que ces biens ne dĂ©pendent pas de nous, ce nâest quâun bonheur en sursis. Ayant peut-ĂȘtre moins quâun autre Ă©tĂ© Lire la suite â
Le principe moral, par exemple, que dire la vĂ©ritĂ© est un devoir, sâil Ă©tait pris dâune maniĂšre absolue et isolĂ©e, rendrait toute sociĂ©tĂ© impossible. Nous en avons la preuve dans les consĂ©quences trĂšs directes quâa tirĂ©es de ce principe un philosophe allemand, qui va jusquâĂ prĂ©tendre quâenvers des assassins qui vous demanderaient si votre ami quâils poursuivent nâest pas rĂ©fugiĂ© dans votre maison, le mensonge serait un crime. ⊠Je prends pour exemple le principe moral que je viens de citer, que dire la vĂ©ritĂ© est un devoir. Ce principe isolĂ© est inapplicable. Il dĂ©truirait la sociĂ©tĂ©. Mais, si vous le rejetez, la sociĂ©tĂ© nâen sera pas moins dĂ©truite, car toutes les bases de la morale seront renversĂ©es. Il faut donc chercher le moyen dâapplication, et pour cet effet, il faut, comme nous venons de le dire, dĂ©finir le principe. Dire la vĂ©ritĂ© est un devoir. Quâest-ce quâun devoir? LâidĂ©e de devoir est insĂ©parable de celle de droits un devoir est ce qui, dans un ĂȘtre, correspond aux droits dâun autre. LĂ oĂč il nây a pas de droits, il nây a pas de devoirs. Dire la vĂ©ritĂ© nâest donc un devoir quâenvers ceux qui ont droit Ă la vĂ©ritĂ©. Or nul homme nâa droit Ă la vĂ©ritĂ© qui nuit Ă autrui. VoilĂ , ce me semble, le principe devenu applicable. En le dĂ©finissant, nous avons dĂ©couvert le lien qui lâunissait Ă un autre principe, et la rĂ©union de ces deux principes nous a fourni la solution de la difficultĂ© qui nous arrĂȘtait. Benjamin CONSTANT, Des rĂ©actions politiques 1796, VIII La vĂ©racitĂ© dans les dĂ©clarations que lâon ne peut Ă©viter est le devoir formel de lâhomme envers chacun, quelque grave inconvĂ©nient quâil puisse en rĂ©sulter pour lui ou pour un autre ; et quoique, en y en altĂ©rant la vĂ©ritĂ©, je ne commette pas dâinjustice envers celui qui me force injustement Ă les faire, jâen commets cependant une en gĂ©nĂ©ral dans la plus importante partie du devoir par une semblable altĂ©ration, et dĂšs lors celle-ci mĂ©rite bien le nom de mensonge. En effet, je fais en sorte, autant quâil est en moi, que les dĂ©clarations ne trouvent en gĂ©nĂ©ral aucune crĂ©ance, et que par consĂ©quent aussi tous les droits, qui sont fondĂ©s sur des contrats, sâĂ©vanouissent et perdent leur force, ce qui est une injustice faite Ă lâhumanitĂ© en gĂ©nĂ©ral. Le mensonge bien intentionnĂ©, dont il est ici question, peut dâailleurs, par un effet du hasard, devenir punissable aux yeux des lois civiles. Avez-vous arrĂȘtĂ© par un mensonge quelquâun qui mĂ©ditait alors un meurtre, vous ĂȘtes juridiquement responsable de toutes les consĂ©quences qui pourraient en rĂ©sulter ; mais ĂȘtes-vous restĂ© dans la stricte vĂ©ritĂ©, la justice publique ne saurait sâen prendre Ă vous, quelles que puissent ĂȘtre les consĂ©quences imprĂ©vues qui en rĂ©sultent. Il est possible quâaprĂšs avoir loyalement rĂ©pondu oui au meurtrier qui vous demandait si son ennemi Ă©tait dans la maison, que celui-ci en sorte inaperçu et Ă©chappe ainsi aux mains de lâassassin, de telle sorte que le crime nâait pas lieu ; mais, si vous avez menti en disant quâil nâĂ©tait pas Ă la maison et quâĂ©tant rĂ©ellement sorti Ă votre insu, il soit rencontrĂ© par le meurtrier, qui commette son crime sur lui, alors vous pouvez ĂȘtre justement accusĂ© dâavoir causĂ© sa mort. En effet, si vous aviez dit la vĂ©ritĂ©, comme vous la saviez, peut-ĂȘtre le meurtrier, en cherchant son ennemi dans la maison, eĂ»t-il Ă©tĂ© saisi par des voisins accourus Ă temps, et le crime nâaurait-il pas eu lieu. Celui donc qui ment, quelque gĂ©nĂ©reuse que puisse ĂȘtre son intention, doit, mĂȘme devant le tribunal civil, encourir la responsabilitĂ© de son mensonge et porter la peine des consĂ©quences, si imprĂ©vues quâelles puissent ĂȘtre. Câest que la vĂ©racitĂ© est un devoir qui doit ĂȘtre regardĂ© comme la base de tous les devoirs fondĂ©s sur un contrat, et que, si lâon admet la moindre exception dans la loi de ces devoirs, on la rend chancelante et inutile. KANT, âDâun prĂ©tendu droit de mentir par humanitĂ©â 1797
403 ERROR The Amazon CloudFront distribution is configured to block access from your country. We can't connect to the server for this app or website at this time. There might be too much traffic or a configuration error. Try again later, or contact the app or website owner. If you provide content to customers through CloudFront, you can find steps to troubleshoot and help prevent this error by reviewing the CloudFront documentation. Generated by cloudfront CloudFront Request ID oRb38FMtxCkfjqAGJllSran2gLX5M_iHUMIKTesA7Yq-uXAEeAXoTw==
A la gloire du Grand Architecte de lâUnivers, Trois Fois Puissant Maitre et vous tous mes FrĂšres Maitres SecretsOn me demande dâexpliquer ce passage du rituel Ne profanez pas le nom de VĂ©ritĂ© en le donnant aux conceptions humaines ».Cette phrase conclut lâexhortation que prononce le Trois Fois Puissant Maitre Ă la fin du deuxiĂšme voyage serpentin lors du rituel de rĂ©ception des FrĂšres Maitre SecretsLâexhortation dans son entier est la suivante Ăcoutez la voix qui vous dit Nâaccorde Ă qui que ce soit une confiance aveugle, mais Ă©coute tous les hommes avec attention et dĂ©fĂ©rence ; aie la ferme rĂ©solution de les toutes les opinions, mais ne les dĂ©clare justes que si elles apparaissent telles Ă ton examen profane pas le nom de VĂ©ritĂ© en le donnant aux conceptions humaines ! »Et dâabord quelle est cette voix qui nous dit ? Cette voix passe par la bouche du Trois Fois Puissant MaĂźtre qui, en Ă©levant son Ă©pĂ©e droite vers le ciel et en tenant son maillet sur le cĆur lors de lâouverture des travaux, semble indiquer que ce quâil dit est juste et inspirĂ© par Le Grand Architecte De lâUnivers. En tout cas la voix semble profĂ©rer de maniĂšre bienveillante et sage conseils, recommandations, incitations, leçons ou objurgations bienveillantes pour un Devoir constructif Pas de confiance aveugle », Ă©coute de tous les hommes », rĂ©solution de comprendre ». Câest en tous cas Ă nos sens, Ă notre esprit et Ă notre clairvoyance que fait appel cette voix Elle nous dit de ne justifier une opinion quâĂ partir de notre examen propre. Cela semble signifier quâen tant que Maitres Secrets nous sommes libres et responsables. Notre Parole nous engagent et peuvent engager le monde autour de nous. Ce que lâhomme appelle vĂ©ritĂ© nâest peut-ĂȘtre pas toujours bon Ă partager. Mais de quoi notre libertĂ© nous donne-t-elle la responsabilitĂ©? Et bien câest ce qui nous dit la voix dans cette derniĂšre phrase nous sommes responsables de concevoir ce que nous nommerons vĂ©ritĂ© ». La DĂ©claration de Principes du Rite Ăcossais Ancien et AcceptĂ© [Ă©tablie dâaprĂšs les dĂ©libĂ©rations du Convent de Lausanne du 22 septembre 1875, et dâaprĂšs celles des confĂ©rences des SuprĂȘmes Conseils tenues Ă Lausanne en 1922, Ă Paris en 1929, Ă Bruxelles en 1935 et Ă Cuba en 1956, et toujours en vigueur aujourdâhui,], aprĂšs avoir proclamĂ© quâil existe un principe crĂ©ateur nommĂ© Grand Architecte de lâUnivers et aprĂšs avoir ajoutĂ© quâil est un ordre initiatique dont chacun des adeptes progressent de degrĂ© en degrĂ© selon ses capacitĂ©s et ses facultĂ©s propre, dit ceci Ă lâarticle 3 Il [le rite Ă©cossais ancien et acceptĂ©] nâimpose aucune limite Ă la libre recherche de la vĂ©ritĂ©, et câest pour garantir Ă tous cette libertĂ© quâil exige de tous la donc pour la libre recherche de la vĂ©ritĂ© que nous sommes devenus Maitres Secrets. Cela semble tout simple quand on le dit comme ça. Mais cela nous pose la question Quâest-ce que la vĂ©ritĂ© ? Comment dĂ©finir ce que nous recherchons ?Comme base nous avons les mots choisis par la voix Le verbe profaner », le mot de conceptions » et son qualificatif humaines ».La profanation est un acte sacrilĂšge, un manque de respect au sacrĂ©. Câest une irruption irrespectueuse du profane dans le sacrĂ©. La perspective que nous ouvre la voix induit le caractĂšre sacrĂ© du nom de vĂ©ritĂ©. Nous sommes dans la transcendance. Nous pourrions dire quâil sâagit de Logos au sens Ă©tymologique du terme, câest-Ă -dire Ă la fois raison, sagesse, relation et discours. Discours comme utilisation de la langue, câest-Ă -dire parole exprimant une conception en son sens premier est synonyme de fĂ©condation. Câest un acte de crĂ©ation en rapport avec la vie, en rapport avec lâessentiel. Câest donc un principe actif de construction. Aucun terme de nos rituels nâest choisi par hasard. Il serait donc question ici de nommer vĂ©ritĂ© une idĂ©e en rapport avec le mystĂšre de la vie, le mystĂšre de la crĂ©ation. Nous devrions chercher Ă reconnaitre le Logos et finalement le voix nous dit ne pas donner le nom de vĂ©ritĂ© aux conceptions humaines. Alors ne devrions-nous pas dĂ©finir ce que sont les conceptions humaines qui pourraient ĂȘtre prises pour vĂ©ritĂ© afin de les Ă©carter de lâaxe de notre recherche et ainsi garder le cap vers la vĂ©ritĂ© transcendante que nous erreur, mensonge, imposture sont des concepts auxquels sont souvent donnĂ©s le nom de vĂ©ritĂ©. Ce sont des Ă©chafaudages de lâesprit humain. Ce sont des conceptions de lâego destinĂ©es Ă rassurer chacun dâentre nous dans les relations sociales. Lâautre ne peut pas ĂȘtre plus beau, plus intelligent, plus brillant, plus aimĂ© que moi. Et si par hasard il lâĂ©tait jâĂ©dicte mes propres rĂšgles qui feront que la vĂ©ritĂ© sera la mienne, celle qui me place devant. Les vĂ©ritĂ©s de lâego sont les vĂ©ritĂ©s dĂ©voyĂ©es. Ce sont celles que construit lâesprit humain dans lâaxe du parjure. Ce sont les constructions mentales par lesquelles sâintroduit de manque de respect au sacrĂ©Alors comment sĂ©parer, comment tracer une sĂ©paration, entre le profane et le sacrĂ© ? Le plus simple semble ĂȘtre de dĂ©finir ce qui est contraire Ă la morale, dâĂ©carter tout ce qui nâest pas prouvĂ© scientifiquement et de disqualifier tout ce qui ne vient pas des bons sentiments ou de lâempathie. Câest-Ă -dire sĂ©parer ce que nous considĂ©rons socialement comme le bien et le mal, et comme nous en avons fait le serment de fuir le vice et de pratiquer la vertu. Le problĂšme est que dans le monde des hommes le vice et la vertu ne sont pas toujours lĂ oĂč lâon croit quâils science, la physique, la nature et leurs lois attestĂ©es par lâexpĂ©rimentation peuvent nous paraitre un moyen de conceptualiser la vĂ©ritĂ©. Cependant il nây a pas si longtemps la terre Ă©tait plate pour tous les hommes. Newton sous son pommier nous dĂ©crit la loi de la gravitĂ© et la terre ronde nâest plus le centre de lâunivers. Lâhomme accorde Ă la loi Newton le nom de vĂ©ritĂ© absolue de la nature. Mais il y a quelques temps arrive le gĂ©nie Einstein qui offre aux hommes sa thĂ©orie de la relativitĂ©. On labellise cette thĂ©orie vĂ©ritĂ© avec enthousiasme comme on le fait encore avec les nouvelles thĂ©ories de la mĂ©canique quantique attestĂ©es par dâimmenses expĂ©riences dans dâimmenses synchrotrons. Newton et son pommier sont toujours lĂ mais le nom de vĂ©ritĂ© nây est plus que relatif. La conception de la vĂ©ritĂ© par la science semble donc ĂȘtre illusoire. Mais la recherche scientifique est bien rĂ©elle. Câest peut-ĂȘtre lâaxe de recherche qui est Ă modifierDans un autre ordre dâidĂ©e nous pourrions penser que conceptualiser la vĂ©ritĂ© Ă partir de la justice est une bonne idĂ©e. Nous avons des rĂšgles morales. Ces rĂšgles morales souvent Ă©dictĂ©es Ă partir des textes sacrĂ©s, politiques ou religieux. Nous avons les tables de la loi. En principe ces tables nous disent la vĂ©ritĂ©. Mais quelle vĂ©ritĂ© ? Pour la politique ou la religion nous pourrions par exemple dire en parodiant VĂ©ritĂ© en deçà de la mĂ©diterranĂ©e, mensonge au-delĂ . » Car comme nous le savons certains jugements ne disent que la vĂ©ritĂ© qui est audible et qui rassure lâopinion publique. Innocent de deux crimes mais dans lâimpossibilitĂ© de faire passer au tribunal cette version pour vraie un homme peux sâaccuser dâun crime quâil nâa pas commis prĂ©textant quâil souhaitait dĂ©fendre la premiĂšre victime lorsquâil a tuĂ© la seconde, profitant ainsi dâune peine moins grande. Il est innocent mais le jugement entĂ©rine une vĂ©ritĂ© part mĂ©fions-nous aussi des symboles. Ou plutĂŽt nâoublions pas de creuser sous le symbole. MĂ©fions-nous des idĂ©es reçues qui peuvent facilement nous servir de rĂ©alitĂ© en nous Ă©vitant la peine de penser par nous-mĂȘmes. Souvenons-nous du tableau de Magritte reprĂ©sentant une pipe, reprĂ©sentation sous laquelle nous pouvons lire ceci nâest pas une pipe ». Effectivement Magritte nous signale que la reprĂ©sentation dâune pipe nâest pas la pipe elle-mĂȘme. La vĂ©ritĂ© de la pipe est autre. Câest un objet trĂšs personnel dans lequel on entretien les braise dâun tabac choisi. Son fourneau en buis ou en Ă©cume rĂ©chauffe en hiver la main qui la tient, son tuyau en corne, en ivoire ou en ambre tempĂšre la goulĂ©e lors de lâaspiration pour ravir les sens et apaiser lâesprit. La pipe nâest pas quâune construction mentale. Câest un concept créé depuis la matiĂšre, les sens et lâesprit pour rĂ©jouir lâĂąme. MĂ©fions-nous des la vĂ©ritĂ© est-elle dans la Nature ou dans son apparent bel Ă©quilibre? GĂ©rard de Nerval dont le poĂšme nous a Ă©tĂ© si bien dit par notre Respectable Maitre Secret Christian et dont le premier vers va vous Ă©clairer Homme! libre penseur te crois-tu seul pensant ». Ce premier vers me pousse Ă remettre en scĂšne lâhistoire bucolique de Newton. La scĂšne se passe au verger. Le rideau sâouvre sur le pommier. Le pommier conçoit son fruit. Bravant le froid de lâhiver, rĂ©sistant aux traitresses gelĂ©es printaniĂšres, traversant les orages et les grĂȘles de lâĂ©tĂ© le pommier conçoit sans relĂąche son fruit. Au dĂ©but de lâautomne il pense sa conception mature et, par des moyens connus des pommiers seuls, il laisse tomber son fruit sur lâherbe ombreuse. Eve voit la pomme, la ramasse et la croque. Quelle est la vĂ©ritĂ© du pommier ? Pour le pommier la vĂ©ritĂ© câest lâexpression qui passe dans les yeux dâEve au moment oĂč elle croque la pomme. Lâavantage avec la nature câest que comme elle ne parle pas nous pouvons lui faire dire ce que nous voulons. Donc pour la vĂ©ritĂ© câest toujours un peu sujet Ă caution. Mais nous pouvons quand mĂȘme y trouver des nous pourrions ainsi dĂ©crire les pieux mensonges, les comportements dits de jĂ©suite » parfois assimilĂ©s Ă lâhypocrisie mais souvent partant de trĂšs bons sentiments ou de trĂšs bonne raison. Certaines semi-vĂ©ritĂ©s, auxquelles on donne le nom de vĂ©ritĂ© Ă©vitent au monde de grand malheurs. Et, Ă ce propos, nous pourrions dĂ©crire aussi le secret. Le secret » a donc beaucoup Ă voir avec la vĂ©ritĂ©. Et jâajouterais quâil est curieux de remarquer que dans le peu de phrases que prononce la voix elle nous dit de faire une dĂ©claration juste. Juste selon notre examen. La voix nous dit que nous donnerons le nom de vĂ©ritĂ© Ă une parole impeccable », câest-Ă -dire littĂ©ralement de parole sans pĂ©chĂ© », pour une parole sans tache », de parole pure, de parole PARFAITE » comme il se doit probablement dans une LOGE DE PERFECTION. Cette parole parfaite nous devons la concevoir en la cherchant dans lâaxe de transcendance, dans lâaxe de notre Loge, dans lâĂ©change du microcosme et du macrocosme, dans les reflets qui nous Ă©clairent entre "Deus meumque jus" - "Ordo ab chao" de lâemblĂšme de notre Ordre et le "Gimel dans lâĂtoile des GĂ©omĂštres" de notre tableau de Loge. Tout ce que je viens de dĂ©crire lĂ , ce travail de rĂ©flexion dans lâaxe de la Loge, câest ce que nous nommons lâĂ©thique, câest-Ă -dire ce qui dans le dialogue de la transcendance fait appel non seulement Ă lâesprit mais aussi au corps et au de tout ce que nous venons de voir il ressort une chose La vĂ©ritĂ© ne se trouve pas, elle se cherche. Elle se cherche en avançant parfaitement et inlassablement dans lâaxe de lâĂ©thique. Et, Pour Nous Maitres Secrets, quelle action pourrait ĂȘtre plus parfaite que celle que nous nommons Devoir. Ce qui nous rapproche certainement le plus de la vĂ©ritĂ© câest le Devoir. Continuons donc inlassablement et sans Ă©tat dâĂąme, sans certitude et sans autre raison que celle dâavancer sur le chemin du devoir de ce que nous poursuivons inlassablement câest le chemin vers la parole perdue. Comme le pommier concevons notre fruit. Concevons la parole parfaite qui nous pourrait Ă©ventuellement nous permettre dâavoir, le jour venu, notre pipe se cassant en traversant le miroir, au moment de lâultime initiation, le moyen de comprendre ce que nous lirons dans lâĆil immense et gĂ©omĂ©trique du grand architecte de lâunivers lorsquâil nous dira VĂ©ritablement quâil nâexiste pasâŠâŠou quâil dit, Trois Fois Puissant Paule 4ĂšmePerfection - Bangkok - Septembre 2016
Chapitre 14 La fin de la criminalitĂ© et de lâinjustice 1. Pourquoi est-âil difficile aujourdâhui de mener une vie droite? NâEST-âIL pas vrai que, quels que soient vos efforts pour faire le bien, les conditions qui vous entourent rendent cela trĂšs difficile? Dans le monde des affaires, câest la lutte pour la survie Ă©conomique, et la tentation est forte de tricher pour rester compĂ©titif. Dans la vie de tous les jours, ce nâest quâimmoralitĂ©, toxicomanie, langage trivial, haine et esprit de vengeance. De plus, les spectacles et les media nous prĂ©sentent bien souvent tout cela comme quelque chose de tout Ă fait normal. 2. Les gens reconnaissent-âils lâinfluence dâun mauvais milieu? 2 Toutefois, beaucoup de gens se rendent compte de lâĂ©norme influence que peut avoir un mauvais milieu et il nâest pas rare quâils changent de quartier ou de rĂ©gion dans lâespoir de trouver de meilleures conditions, surtout pour leurs enfants. Ils savent quâun environnement malsain peut altĂ©rer les bons principes quâils leur ont inculquĂ©s. 3, 4. a Comment lâentourage des IsraĂ©lites influait-âil sur eux? b Quâest-âce qui a contribuĂ© le plus Ă lâapparition de ce mauvais milieu? 3 MĂȘme dans lâancienne nation dâIsraĂ«l, bien que la Loi de MoĂŻse fĂ»t excellente, le climat nâĂ©tait pas toujours favorable Ă la pratique fidĂšle du culte de Dieu. IsraĂ«l Ă©tait entourĂ© de nations qui pratiquaient lâidolĂątrie DeutĂ©ronome 136, 7, 12, 13, et les IsraĂ©lites Ă©taient pĂ©cheurs comme le reste de lâhumanitĂ©. La Loi en aida beaucoup Ă rester fermes dans le culte pur de Dieu, mais la majoritĂ© dâentre eux se montrĂšrent dĂ©sobĂ©issants II Chroniques 3615, 16. Ils se laissĂšrent influencer par le milieu dans lequel ils vivaient. En outre, depuis la chute du premier homme, Satan le Diable nâa cessĂ© dâexercer une forte influence sur les hommes pour les empĂȘcher dâacquĂ©rir la connaissance de Dieu. LâapĂŽtre Paul Ă©crivit 4 âSi cependant la bonne nouvelle que nous annonçons est bel et bien voilĂ©e, elle est voilĂ©e parmi ceux qui pĂ©rissent, parmi lesquels le dieu de ce systĂšme de choses a aveuglĂ© lâesprit des incrĂ©dules, de peur que ne les Ă©claire lâĂ©clatante lumiĂšre de la glorieuse bonne nouvelle au sujet du Christ, qui est lâimage de Dieu.â â II Corinthiens 43, 4. UN NOUVEL ENVIRONNEMENT 5, 6. Quâest-âce que Dieu a lâintention de faire en rapport avec notre environnement? 5 Il est donc Ă©vident quâun nouvel environnement contribuerait beaucoup Ă aider les hommes pĂ©cheurs Ă renouveler leur espritâ pour se conformer aux excellents principes de Dieu Romains 122. Eh bien, Dieu se propose justement dâeffectuer un tel changement au cours du rĂšgne millĂ©naire de JĂ©sus Christ. 6 II faut dâabord que le systĂšme de choses mauvais disparaisse. Il sera dĂ©truit par Dieu I Jean 217. Ensuite, le Diable, âle dieu de ce systĂšme de chosesâ, doit ĂȘtre liĂ© pour quâil ne puisse plus inciter les humains Ă se rebeller contre JĂ©hovah Dieu RĂ©vĂ©lation 201, 2. Câest ce quâil a fait jusquâĂ prĂ©sent en les trompant et en exploitant leurs imperfections pour les amener Ă pĂ©cher, causant ainsi leur mort. â RĂ©vĂ©lation 129; HĂ©breux 214, 15. 7-12. DĂ©crivez les conditions qui existeront sous la domination du Royaume du Christ. 7 Le livre des Psaumes nous donne un aperçu prophĂ©tique des conditions qui existeront pendant le rĂšgne du Christ 8 âEn ses jours le juste commencera Ă pousser, et lâabondance de paix.â âIl y aura abondance de grain sur la terre.â âLa vĂ©ritĂ© germera de la terre, et la justice regardera des cieux. De plus, JĂ©hovah, pour sa part, donnera ce qui est bon, et notre terre donnera sa production.â â Psaume 727, 16; 8511, 12. 9 Et le prophĂšte ĂsaĂŻe Ă©crivit au sujet de JĂ©sus Christ 10 âLa domination princiĂšre sera sur son Ă©paule. Et on lâappellera du nom de Conseiller merveilleux, Dieu puissant, PĂšre Ă©ternel, Prince de paix. Ă lâabondance de la domination princiĂšre et Ă la paix il nây aura pas de fin, sur le trĂŽne de David et sur son royaume, pour lâĂ©tablir solidement et le soutenir au moyen de lâĂ©quitĂ© et au moyen de la justice, dĂšs maintenant et jusquâĂ des temps indĂ©finis. Le zĂšle mĂȘme de JĂ©hovah des armĂ©es fera cela.â â ĂsaĂŻe 96, 7. 11 DĂ©crivant le milieu favorable que crĂ©era le nouveau systĂšme de choses, ĂsaĂŻe dit encore 12 âLe sentier du juste, câest la droiture. Comme tu es droit, tu aplaniras, la voie que suit le juste. Oui, le sentier de tes jugements, ĂŽ JĂ©hovah, nous lâavons espĂ©rĂ© en toi. ... Lorsquâil y aura tes jugements pour la terre, câest la justice quâapprendront assurĂ©ment les habitants du sol productif.â â ĂsaĂŻe 267-9. 13. Les ressuscitĂ©s apprendront-âils plus facilement la vĂ©ritĂ© sur Dieu quâavant leur mort? Pourquoi? 13 Les dĂ©cisions judiciaires de JĂ©hovah Ă©tant alors proclamĂ©es et appliquĂ©es sur toute la terre, la âgrande fouleâ qui survivra Ă la destruction du prĂ©sent systĂšme de choses et entrera dans lâordre nouveau sera en mesure dâenseigner les ressuscitĂ©s sans ĂȘtre gĂȘnĂ©e par des adversaires malfaisants de Dieu et du Christ RĂ©vĂ©lation 79, 10, 14-16. Comme la justice et la paix prĂ©vaudront, la vĂ©ritĂ© ressortira beaucoup plus clairement. Il sera alors plus facile Ă ceux qui seront ainsi instruits dâobĂ©ir et dâaplanirâ leur voie. 14. Comment lâactuel systĂšme de choses a-ât-âil encouragĂ© les mauvaises tendances que nous avons hĂ©ritĂ©es de nos parents imparfaits? 14 Ă notre Ă©poque oĂč la criminalitĂ© est trĂšs grande, certains individus deviennent des criminels endurcisâ. Nous avons tous des inclinations au pĂ©chĂ© dans un domaine ou dans un autre Romains 619, car nous avons hĂ©ritĂ© ces faiblesses de nos parents Psaume 515. Câest ainsi que lâon peut ĂȘtre enclin Ă la colĂšre ou Ă la violence. Certains sont plus agressifs que dâautres et sont tentĂ©s de faire justice eux-âmĂȘmes quand ils estiment que celle-ci nâa pas Ă©tĂ© appliquĂ©e. Dâautres tombent plus facilement dans le piĂšge de lâimmoralitĂ©, dans les excĂšs de boisson, etc. Mais, dans des conditions normales, peu dâentre eux iraient jusquâĂ commettre un acte criminel. Câest gĂ©nĂ©ralement un milieu malsain, comparable Ă un bouillon de cultureâ, qui nourrit et encourage les mauvaises tendances et suscite les circonstances, lâoccasion ou lâincitation qui font le criminel. â I Corinthiens 1533. 15. a Comment le milieu qui existera sous le Royaume du Christ favorisera-ât-âil les bonnes tendances? b Que devra faire chacun pour se rĂ©tablir? 15 Cependant, quand ce monde mĂ©chant aura Ă©tĂ© dĂ©truit et que Satan ne pourra plus intervenir parce quâil aura Ă©tĂ© liĂ©, les humains pourront se rĂ©tablir progressivement. Les bonnes tendances seront nourries et encouragĂ©es grĂące Ă un excellent milieu, et rien ne favorisera les traits indĂ©sirables. Les actions et les dĂ©sirs mauvais seront tout Ă fait dĂ©placĂ©s et considĂ©rĂ©s comme quelque chose Ă Ă©viter. Toutefois, chacun devra faire des efforts pour se dĂ©faire du courroux, de la malice et des propos outrageantsâ, et pour revĂȘtir la personnalitĂ© nouvelle qui, par la connaissance exacte, se renouvelle Ă lâimage de Celui qui lâa crééeâ. Colossiens 38-10. Il faudra ĂȘtre animĂ© dâun vif dĂ©sir de changer, car Dieu veut avoir des sujets qui se soumettent Ă lui volontairement Psaume 8111-13. Sous le gouvernement du Christ et de ses rois et prĂȘtres adjoints, les efforts de celui qui cherchera Ă se renouveler ne seront pas entravĂ©s, mais au contraire encouragĂ©s de toutes les maniĂšres possibles. â RĂ©vĂ©lation 717. CEUX QUI NE RECEVRONT PAS LA VIE 16, 17. a Qui ne recevra pas la vie Ă©ternelle dans le nouveau systĂšme de choses? b Quand JĂ©sus Ă©tait sur la terre, comment les chefs religieux se mirent-âils en grand danger? 16 Seuls les humains qui blasphĂšment contre lâesprit saintâ mourront dans ce nouveau systĂšme de choses Matthieu 1231, 32. Ce pĂ©chĂ© est un acte dĂ©libĂ©rĂ©, volontaire, rebelle et blasphĂ©matoire contre Dieu. Mais en quel sens est-âce un pĂ©chĂ© contre lâesprit saintâ? 17 ConsidĂ©rons, par exemple, le cas des Pharisiens. Ils ont eux-âmĂȘmes adoptĂ© une attitude qui risquait de leur faire commettre ce pĂ©chĂ© et, de toute Ă©vidence, certains lâont commis. Ils auraient pu refuser de croire que JĂ©sus Ă©tait le Messie simplement par manque de foi, comme ce fut le cas de Saul qui devint plus tard lâapĂŽtre Paul I TimothĂ©e 112, 13. Mais quand JĂ©sus parla du pĂ©chĂ© impardonnable, les Pharisiens venaient juste dâĂȘtre tĂ©moins de la puissance de ses paroles et de ses Ćuvres, puissance qui venait de lâesprit de Dieu quâavait reçu JĂ©sus. Quand ils virent et quâils comprirent que lâesprit de Dieu agissait par lâintermĂ©diaire de JĂ©sus, ils blasphĂ©mĂšrent alors contre lâesprit saint. Comment cela? En attribuant dĂ©libĂ©rĂ©ment les Ćuvres de JĂ©sus au pouvoir des dĂ©mons. Les Pharisiens agissaient dans un dessein purement Ă©goĂŻste. Ils voulaient tromper le peuple, afin de continuer Ă dominer sur lui. â Matthieu 1222-30. 18. Un chrĂ©tien pourrait-âil perdre la vie Ă©ternelle? 18 Ce pĂ©chĂ© peut ĂȘtre commis par des chrĂ©tiens qui se dĂ©tourneraient volontairement du culte pur de Dieu. HĂ©breux 1026, 27 dĂ©clare que âsi nous pratiquons le pĂ©chĂ© volontairement aprĂšs avoir reçu la connaissance exacte de la vĂ©ritĂ©, il ne reste plus pour les pĂ©chĂ©s aucun sacrifice, mais seulement une sorte dâattente terrible du jugementâ. â Comparez avec HĂ©breux 64-6. 19. a Quâest-âce que le pĂ©chĂ© qui fait encourir la mortâ? b Quelle devrait ĂȘtre lâattitude dâun chrĂ©tien envers une personne qui commet apparemment cette sorte de pĂ©chĂ©? c Un chrĂ©tien peut-âil juger quâune personne a commis un pĂ©chĂ© impardonnable? Expliquez. 19 LâapĂŽtre Jean, lui aussi, parle dâun âpĂ©chĂ© qui fait encourir la mortâ en opposition avec le pĂ©chĂ© qui nâentraĂźne pas la mort I Jean 516, 17; comparez avec Nombres 1530. Un vrai chrĂ©tien nâaura aucun rapport avec celui qui, tout en se dĂ©clarant chrĂ©tien, semble, dâaprĂšs ce quâon peut constater, blasphĂ©mer contre lâesprit de Dieu, pĂ©chant apparemment de propos dĂ©libĂ©rĂ© et sans manifester de repentir II Jean 9-11. Le chrĂ©tien ne priera pas pour une telle personne. Cependant, il ne peut pas lire dans le cĆur de celle-ci et il nâest pas Ă mĂȘme de juger si elle a rĂ©ellement commis le pĂ©chĂ© impardonnable. Il ne peut pas savoir avec certitude si elle ne se repentira pas par la suite. Il reconnaĂźt donc que le Christ, agissant en tant que Juge de Dieu, peut, lui, sonder les âreinsâ les Ă©motions et les pensĂ©es les plus profondes et le âcĆurâ le siĂšge principal de nos mobiles, et quâil a le pouvoir de dĂ©terminer si quelquâun blasphĂšme contre lâesprit saint. â RĂ©vĂ©lation 223; Jean 522, 30. 20. Quâarrivera-ât-âil aux pĂ©cheurs irrĂ©formables et impĂ©nitents durant le rĂšgne millĂ©naire du Christ? 20 Les humains incorrigibles et irrĂ©formables seront mis Ă mort durant le rĂšgne millĂ©naire du Christ. Pour montrer que leur exĂ©cution sera dĂ©finitive, les Ăcritures les reprĂ©sentent comme Ă©tant jetĂ©s dans le âlac de feuâ symbolique qui est âla seconde mortâ, diffĂ©rente de celle que nous avons hĂ©ritĂ©e dâAdam RĂ©vĂ©lation 2014, 15. Par consĂ©quent, ceux qui voudraient troubler la paix du nouveau systĂšme de choses ne seront pas autorisĂ©s Ă y demeurer. UNE VIE MEILLEURE DĂS MAINTENANT 21, 22. a Faut-âil attendre lâinstauration du RĂšgne millĂ©naire du Christ pour connaĂźtre une vie meilleure et plus heureuse? b Commentez les paroles de lâapĂŽtre Paul Ă ce sujet en I TimothĂ©e 48. 21 Mais aux lecteurs de ce livre nous rĂ©pĂ©tons ce que lâapĂŽtre dĂ©clara Ă des hommes qui dĂ©siraient devenir des serviteurs mĂ»rs de Dieu âCependant, bien-aimĂ©s, ... nous sommes convaincus, pour ce qui vous concerne, de choses meilleures et de choses accompagnĂ©es du salut.â HĂ©breux 69. Nous nâavons pas besoin dâattendre le RĂšgne millĂ©naire du Christ pour prendre un bon dĂ©part dans le service de Dieu. Nous pouvons et nous devons le servir dĂšs maintenant. 22 LâapĂŽtre dit encore âLa piĂ©tĂ© est utile Ă tout, puisquâelle possĂšde la promesse de la vie prĂ©sente et de la vie qui est Ă venir.â I TimothĂ©e 48. Nous pouvons nous libĂ©rer de bien des entraves du monde et avoir la paix de lâesprit ainsi quâun but dans la vie. Il est possible de connaĂźtre une vie heureuse et dâentretenir de meilleures relations avec notre famille et nos semblables. Mais, mieux encore, nous pouvons nous rĂ©jouir Ă la perspective de traverser vivants la âgrande tribulationâ pour mener une vie parfaite dans le nouveau systĂšme de choses que Dieu Ă©tablira. 23, 24. a AprĂšs avoir appris ce que dit la Parole de Dieu, devrions-ânous chercher ailleurs la vĂ©ritĂ©? b Avons-ânous besoin dâattendre un autre Messie ou un grand homme qui viendrait nous dĂ©livrer? c Que devrions-ânous donc faire? 23 Nous nous trouvons dans la mĂȘme situation que la nation dâIsraĂ«l quand elle Ă©tait sur le point dâentrer en Terre promise. MoĂŻse lui dit âCe commandement que je te commande aujourdâhui nâest pas trop difficile pour toi, et il nâest pas Ă©loignĂ©. Il nâest pas dans les cieux, pour quâil faille dire Qui montera pour nous aux cieux nous le chercher, pour quâil nous le fasse entendre, afin que nous le pratiquions?â Et il nâest pas de lâautre cĂŽtĂ© de la mer, pour quâil faille dire Qui passera pour nous de lâautre cĂŽtĂ© de la mer nous le chercher, pour quâil nous le fasse entendre, afin que nous le pratiquions?â Car la parole est tout prĂšs de toi, dans ta propre bouche et dans ton propre cĆur, pour que tu la pratiques.â â DeutĂ©ronome 3011-14. 24 Il ne vous sera pas trĂšs difficile de savoir ce que Dieu demande de vous et de le faire. JĂ©sus Christ vous y aidera si vous exercez la foi en lui et si vous faites votre part Matthieu 1128-30. Il nâest pas nĂ©cessaire que quelquâun aille au ciel pour en rapporter le message dont vous avez besoin, car JĂ©sus lâa fait pour nous et ses commandements nous ont Ă©tĂ© transmis dans la Bible. Inutile de vous rendre dans une terre lointaine, âde lâautre cĂŽtĂ© de la merâ, pour rechercher la sagesse ou la philosophie des hommes de ce pays-âlĂ . Vous nâavez pas besoin dâacquĂ©rir une instruction supĂ©rieure ni dâĂ©tudier toutes les religions anciennes et modernes pour trouver la vĂ©ritĂ©. Vous avez appris quel est le dessein de Dieu grĂące Ă votre lecture de la Bible. Cette connaissance est dans votre bouche et dans votre cĆur. Câest âcette bonne nouvelle du royaumeâ. Matthieu 2414. Un apĂŽtre du Christ Ă©crivit âSi tu dĂ©clares publiquement cette parole dans ta propre boucheâ, que JĂ©sus est Seigneur, et si tu exerces la foi dans ton cĆur, que Dieu lâa relevĂ© dâentre les morts, tu seras sauvĂ©. Car câest avec le cĆur quâon exerce la foi pour la justice, mais câest avec la bouche quâon fait la dĂ©claration publique pour le salut.â â Romains 105-10. 25. Est-âce que Dieu rĂ©clame de grandes choses de notre part? Quâest-âce quâil nous demande? 25 Dieu nâexige donc pas que vous accomplissiez des actes puissants. Non; il dĂ©clare âIl tâa fait connaĂźtre, ĂŽ homme terrestre, ce qui est bon. Et quâest-âce que JĂ©hovah demande de toi en retour, si ce nâest dâexercer la justice, et dâaimer la bontĂ©, et de marcher modestement avec ton Dieu?â MichĂ©e 68. Cette requĂȘte nâest-âelle pas raisonnable? Nâest-âce pas vraiment notre devoir Ă tous? 26, 27. Que pouvons-ânous faire pour prendre les devants dĂšs Ă prĂ©sent? 26 Par consĂ©quent, vous pouvez prendre les devants dĂšs maintenant en Ă©liminant lâinjustice de votre vie. Pour Ă©viter de dĂ©vier du droit chemin Ă cause dâun mauvais milieu, il vous faudra cesser de frĂ©quenter ceux qui pratiquent le mal. Paul Ă©crivit Ă ceux qui cherchaient Ă servir Dieu âJe vous ai Ă©crit, dans ma lettre, de cesser de frĂ©quenter les fornicateurs je nâentendais pas dâune maniĂšre absolue les fornicateurs de ce monde, ou bien les gens avides et les extorqueurs, ou les idolĂątres. Autrement il vous faudrait bel et bien sortir du monde.â I Corinthiens 59, 10. Vous avez peut-ĂȘtre des amis et des collĂšgues de travail qui pratiquent des choses mauvaises et, bien entendu, vous ne pouvez pas Ă©viter tout contact avec eux. Mais vous ne vous joindrez pas Ă eux quand ils font le mal et vous ne rechercherez pas constamment leur compagnie intime. Vous devriez plutĂŽt rechercher la bonne compagnie des chrĂ©tiens dont vous remarquez lâexcellente conduite, car elle vous affermira. â HĂ©breux 137. 27 Ayant fait cela, persĂ©vĂ©rez dans cette voie. Confiez-âvous en Dieu et comptez sur lui pour effacer complĂštement lâinjustice, la criminalitĂ© et le malheur quand il Ă©tablira son nouveau systĂšme de choses juste. â ĂsaĂŻe 321, 16-18. [Questions dâĂ©tude] [Illustrations, page 159] Un mauvais milieu favorise la criminalitĂ©. [Illustration, page 160] Sous la domination de JĂ©sus Christ, un milieu sain favorisera les belles mĆurs.
avons nous le devoir de chercher la verite