Javais considĂ©rĂ© que ma rĂ©putation et mon statut Ă©taient plus importants que la poursuite de la vĂ©ritĂ©, et j’avais vivement dĂ©sirĂ© accomplir mon devoir et travailler davantage. Tant que les frĂšres et sƓurs voyaient que je surveillais le travail et que je rĂ©solvais les problĂšmes, que j’étais une bonne dirigeante, capable de faire un travail pratique, tout le monde allait Avonsnous le devoir de chercher la vĂ©ritĂ© ? Écouter (7 min) PublicitĂ© . PublicitĂ©. PublicitĂ©. France Culture Le Monde selon RaphaĂ«l Enthoven | 11-12 Épisode du mardi 19 juin 2012 par RaphaĂ«l Enthoven Voir le podcast. En savoir plus. RĂ©fĂ©rences. ThĂšmes associĂ©s. Sciences et savoirs. Philosophie. VĂ©ritĂ©. ActualitĂ©s. BaccalaurĂ©at. L'Ă©quipe. RaphaĂ«l NotreĂ©quipe de professeurs de philosophie se propose de rĂ©aliser pour vous un vĂ©ritable corrigĂ© de "Avons-nous le devoir de chercher la vĂ©ritĂ© ? (BAC S 2012)". Votre sujet de philo sera traitĂ© selon les indications que vous fournirez. Vous pouvez mĂȘme spĂ©cifier le dĂ©lai sous lequel vous souhaitez recevoir votre correction. Vous recevrez votre corrigĂ© par email, en toute Ilrend visible ». L'Ɠuvre d'art Ă©duque les sens et fonde le sens (signification) parce que ce qui a un sens (rationnel) pour nous suppose une expĂ©rience qui est rendue possible par l’Ɠuvre. La puissance du cinĂ©ma par exemple est de nous rendre signifiant certaines expĂ©riences (historiques, Ă©motionnelles, Ă©thiques, intellectuelles Pourbriller en sociĂ©tĂ©, se coucher un peu plus savant que la veille, ou encore Ă©clairer les enfants dans leurs questionnements quotidiens, voici une sĂ©lection de collections Milan « prĂȘte Ă  penser » : Pour les adultes, la collection « CarrĂ© philo » suggĂšre 80 citations, pensĂ©es ou maximes sur des thĂšmes spĂ©cifiques (la libertĂ© LECHRETIEN ET LA DÎME. Je voudrais, en ce dĂ©but d'annĂ©e 2019, souhaiter Ă  tous et Ă  toutes, une annĂ©e de grande intimitĂ©, de communion et d'accomplissement avec le Seigneur notre PĂšre et notre Dieu.A prĂ©sent que je renoue avec mes lecteurs dans l'animation de ma page "Devoir de VĂ©ritĂ©", je voudrais partager avec vous cette autre vĂ©ritĂ© du Seigneur sur le privilĂšge dont rYtlL. ElĂšve prodige, Nietzsche obtient Ă  25 ans un poste Ă  l’universitĂ© alors qu’il n’a pas de thĂšse. C’est Ă  cette Ă©poque qu’il rencontre Wagner. Il dĂ©missionne 10 ans plus tard pour vivre en nomade en Italie, France et BohĂšme, pĂ©riode de maturation de son oeuvre. La fin de sa vie verra une descente dans la folie, dont il ne reviendra pas. AprĂšs sa mort, sa sƓur Elizabeth tenta d’utiliser sa pensĂ©e pour servir ses convictions nazie. Elle publiera des notes, allant jusqu’à en réécrire des parties. Ce sera l’ouvrage posthume La volontĂ© de puissance. La vie ne tend pas au bonheur pour Nietzsche, qui critique en cela les philosophies eudĂ©monistes classiques. C’est que la vie est pensĂ©e ici comme une Ă©nergie. Il s’agit d’une force vitale qui pousse tout ĂȘtre vivant, de la bactĂ©rie Ă  la civilisation, Ă  Ă©tendre son pouvoir sur ce qui l’entoure, Ă  tenter de se l’approprier, l’assimiler, le digĂ©rer pour le soumettre Ă  sa loi. Il n’y a ici rien de moral ou d’immoral, il s’agit juste d’un Ă©tat de fait la vie est comme ça, elle est volontĂ© de puissance »[1]. La vie est donc par nature Lire la suite → La tolĂ©rance est un concept datĂ©, nĂ© au XVIĂšme siĂšcle avec l’édit de tolĂ©rance » de Catherine de MĂ©dicis, qui reconnaissait le droit de culte aux protestants. La notion est donc trĂšs liĂ©e, dĂšs son essor, au contexte des guerres de religions entre catholiques et protestants qui divisaient alors le royaume. Comme Ă©motion positive, ce qui nous intĂ©resse ici, elle dĂ©signe un Ă©ventail d’attitudes allant de l’effort conscient pour accepter ce qu’on n’approuve pas, jusqu’à l’accueil bienveillant de la diffĂ©rence quelle qu’elle soit, traduisant ainsi une ouverture d’esprit, un respect d’autrui voire une curiositĂ© pour sa particularitĂ©. Voltaire[1] en faisait une condition incontournable du dĂ©veloppement moral des individus, et par suite, du progrĂšs social. En effet, la tolĂ©rance est une des conditions d’un vivre-ensemble harmonieux. C’est aussi une condition de la dĂ©mocratie, puisqu’elle suppose la reconnaissance d’une Ă©quivalence en droit et en dignitĂ© de toutes les opinions. Mais toutes les opinions doivent-elles vraiment ĂȘtre tolĂ©rĂ©es ? Ainsi, la tolĂ©rance n’est pas sans ambiguĂŻtĂ©s. Notons d’abord que la tolĂ©rance n’est pas l’indiffĂ©rence. Se moquer de tout ou considĂ©rer que tout est Ă©quivalent n’est pas ĂȘtre tolĂ©rant. Lire la suite → Je vous propose cette semaine une rĂ©flexion dans le prolongement de celle ouverte il y a quelques semaines par la machine de Nozick. On y avait vu que si, comme on a tendance Ă  le croire, l’ĂȘtre humain recherchait par dessus tout Ă  ĂȘtre heureux, alors toute personne devrait souhaiter se brancher Ă  la machine. Or, l’expĂ©rience de pensĂ©e soumise Ă  un grand nombre d’individus montre qu’au contraire, trĂšs peu de gens le ferait, indiquant par lĂ  que le bonheur n’est pas nĂ©cessairement pour eux la valeur suprĂȘme. Ce qui nous mĂšne Ă  la question philosophique de cette semaine faut-il prĂ©fĂ©rer le bonheur Ă  la vĂ©ritĂ© ? Implicitement, la question ne semble se poser que dans des situations oĂč elles s’excluent l’une l’autre. Ce serait bonheur ou vĂ©ritĂ©, comme si on ne pouvait avoir les deux en mĂȘme temps, comme si le bonheur ne pouvait que s’accompagner du mensonge et que la vĂ©ritĂ© ne pouvait que faire notre malheur. Dans une telle situation, on peut vouloir d’abord entendre le faut-il ?» comme un doit-on ?». Nous sommes alors renvoyĂ©s Ă  la question des devoirs, comme si chacun d’entre nous, en toutes circonstances, avait le devoir de prĂ©fĂ©rer l’un Ă  l’autre. Doit-on donc prĂ©fĂ©rer la vĂ©ritĂ© au bonheur, comme s’il y avait lĂ  un devoir envers soi-mĂȘme, une dignitĂ© particuliĂšre ? Doit-on au contraire prĂ©fĂ©rer le bonheur Ă  la vĂ©ritĂ©, poussĂ©s par ce qui serait un respect envers notre nature, dĂ©finie alors principalement sous son aspect jouissif ? La question des devoirs envers soi-mĂȘme et des contenus de ces devoirs Ă©tant dĂ©jĂ  philosophiquement problĂ©matique, c’est Ă  grand peine qu’on fonderait ici un devoir prioritaire envers soi-mĂȘme pour l’un ou pour l’autre, pour le bonheur ou pour la vĂ©ritĂ©. Se poser la question serait alors plutĂŽt Ă  entendre sur le mode du conseil, comme un vaut-il mieux choisir le bonheur contre la vĂ©ritĂ© ou la vĂ©ritĂ© contre le bonheur » ? Vous l’aurez compris, ce vaut-il mieux » ne peut faire l’économie du par rapport Ă  quoi ? ». Par rapport Ă  mes intĂ©rĂȘts ? Sans doute est-ce la vĂ©ritĂ© qu’il faut alors privilĂ©gier. Par rapport Ă  mon bien-ĂȘtre global ? Bien malin celui qui sait dĂšs maintenant quelle alternative lui sera la plus heureuse au final. Une vĂ©ritĂ© douloureuse mais libĂ©ratrice vaut peut-ĂȘtre mieux qu’une illusion confortable bercĂ©e trop longtemps. Eviter un malheur prĂ©sent n’est peut-ĂȘtre pas un bon calcul Ă  long terme. Difficile, donc, de se prononcer sur la meilleure des deux options d’un point de vue pragmatique, y compris par rapport au bonheur lui-mĂȘme. Si bonheur et vĂ©ritĂ© semblent d’abord s’exclurent, ils peuvent aussi se rejoindre par-delĂ  le malheur prĂ©sent. On aboutirait alors Ă  un bonheur par la vĂ©ritĂ©, comme s’il s’agissait d’un chemin dĂ©tournĂ© mais plus solide Ă  long terme. Vous l’aurez compris, il n’y a pas de bonne rĂ©ponse » Ă  cette question, mais plutĂŽt des choix et des implications. En choisissant la vĂ©ritĂ© au bonheur, je fais un choix sur la personne que je dĂ©sire ĂȘtre. Ne pas mettre la tĂȘte dans le sable et choisir de faire face Ă  une vĂ©ritĂ© dĂ©sagrĂ©able est aussi une façon de s’assumer, d’assumer la vie avec ses dimensions dĂ©plaisantes et de se montrer responsable face au monde. On peut choisir la vĂ©ritĂ©, avec les souffrances qu’elle suppose, et en tirer, si ce n’est un bonheur en soi, au moins une certaine idĂ©e de soi-mĂȘme. Se choisir responsable et malheureux plutĂŽt qu’heureux dans l’illusion est aussi un choix rationnel qui engage l’ĂȘtre. Tout comme le choix inverse. En choisissant le bonheur Ă  la vĂ©ritĂ©, j’indique que la dimension la plus importante de mon ĂȘtre est de jouir de la vie, quitte Ă  en rester au niveau superficiel des choses et des relations, quitte Ă  ĂȘtre un imbĂ©cile heureux ». Quitte aussi Ă  mentir et faire souffrir ? Nous n’avons envisagĂ© jusqu’ici que la vĂ©ritĂ© qui nous concernait, mais elle peut aussi mettre autrui en jeu. PrĂ©fĂ©rer mon bonheur Ă  la vĂ©ritĂ© pour autrui est ainsi courir le risque d’ĂȘtre injuste. Laisserais-je un innocent ĂȘtre accusĂ© parce que c’est mieux pour moi de mentir ou de me taire ? Remarquez comment les pires dĂ©rives Ă©goĂŻstes peuvent dĂ©couler de cette position. Et quand bonheur et vĂ©ritĂ© concernent autrui ? L’exemple le plus classique dire Ă  une proche que sa ou son conjointe lela trompe. Quel est mon devoir prioritaire envers cette amie ? Lui dois-je d’abord le bonheur ou d’abord la vĂ©ritĂ© ? Je peux faire un choix qui engage la signification de l’ĂȘtre pour moi-mĂȘme, mais c’est impossible de faire le choix de l’ĂȘtre pour autrui. C’est donc du cĂŽtĂ© de la relation elle-mĂȘme qu’il faut alors chercher. On trouve chez Hegel l’idĂ©e que nous n’avons pas le devoir de tout dire Ă  tout le monde, mais que les devoirs que nous avons les uns envers les autres dĂ©pendent de la nature et de la proximitĂ© de notre relation. Sans doute faut-il chercher lĂ  ce que je dois Ă  autrui, et ĂȘtre conscient que ce que je dĂ©ciderai alors de faire engagera la nature de notre relation. Et encore une fois un titre accrocheur, qui ne remplit pas ses promesses. Le bonheur par la raison » Ă©tait-il donnĂ© en sous-titre, mais c’est trĂšs indirectement que l’on trouvera un quelconque rapport avec le bonheur en ces pages. C’est mĂȘme Ă  peine si on nous parle de Leibniz. Un titre plus honnĂȘte aurait Ă©tĂ© pourquoi le systĂšme de Spinoza, d’aprĂšs M. Ferry, ne tient pas ». Cela dit, mis Ă  part la dĂ©ception que ressentira tout auditeur de ce CD qui espĂ©rait en apprendre sur le bonheur chez Leibniz et chez Spinoza, il restera pour les amateurs de philosophie, 1h15 de cours consacrĂ© Ă  une certaine lecture de Spinoza plutĂŽt agrĂ©able Ă  Ă©couter. VoilĂ  a contrario, 3 CD qui tiennent leurs promesses, car c’est bien de bonheur et uniquement de bonheur que nous dissertons ici. Le premier CD est tenu par AndrĂ© Comte-Sponville, vous y retrouverez pour l’essentiel l’exposĂ© qui avait fait l’objet d’un petit ouvrage Le bonheur dĂ©sespĂ©rĂ©ment. Le deuxiĂšme CD contient l’exposĂ© de François Jullien, spĂ©cialiste de la pensĂ©e chinoise. Le troisiĂšme est consacrĂ© aux questions que s’adressent les deux invitĂ©s. L’exposĂ© d’AndrĂ© Comte-Sponville est trĂšs clair et pĂ©dagogique. Il soutient, en visitant entre autres Platon et Spinoza, que le bonheur risque fort de nous Ă©chapper tant que nous en faisons un but, et que notre chance de le retrouver est d’en faire non pas un but mais une expĂ©rience. L’exposĂ© de François Jullien sera plus difficile d’accĂšs si vous n’avez pas de bagage philosophique, mais il est particuliĂšrement intĂ©ressant et vaut la peine que vous vous accrochiez un peu si besoin est. On y apprend notamment que la Chine n’a pas pensĂ© le bonheur comme la pensĂ©e indo-europĂ©enne a pu le faire. La Chine n’a en effet pas construit d’opposition entre bonheur et malheur, elle n’a pas non plus Ă©laborĂ© de concepts d’ñme, de corps ou de finalitĂ©, pas d’ontologie en Chine, pas de pensĂ©e de l’ĂȘtre, de pensĂ©e du manque ni de pensĂ©e de l’éternitĂ©. Toutes les questions fondamentales de la GrĂšce n’ont pas Ă©tĂ© pensĂ©es en Chine. C’est donc une vision tout Ă  fait diffĂ©rente que François Jullien dĂ©roule sous nos yeux. On regrette de ne pas en apprendre plus et vous aurez sĂ»rement, comme moi, l’envie de creuser la question. Le dernier CD est Ă  rĂ©server aux initiĂ©s, sautez-le sans regrets si vous vous sentez larguĂ©, le plus intĂ©ressant de l’enregistrement n’est pas lĂ . Blaise Pascal 1623-1662 est Ă  la fois mathĂ©maticien et moraliste. Comme mathĂ©maticien, il invente Ă  19 ans la pascaline » premiĂšre machine Ă  calculer, prouve la pression de l’air, invente le concept d’espĂ©rance en probabilitĂ©s
 DĂ©jĂ  rapprochĂ© de la religion chrĂ©tienne Ă  la mort de son pĂšre, il connaĂźt une nuit d’extase mystique le 23 novembre 1654. DĂšs lors, Pascal se consacre Ă  une apologie de la religion chrĂ©tienne. Il est plus difficile de tirer une conception unifiĂ©e du bonheur chez Pascal, compte tenu du caractĂšre fragmentaire et incomplet des PensĂ©es. Ce qu’on peut remarquer cependant, au fil des extraits, est le caractĂšre tragique que prend le bonheur chez Pascal. En effet, tout en disant que le bonheur est recherchĂ© par tout le monde, qu’il est le motif de toutes les actions de l’homme, jusqu’à ceux qui vont se pendre »[1], il affirme en mĂȘme temps, de façon certes Lire la suite → DĂšs sa publication, l’expĂ©rience de pensĂ©e de Nozick a suscitĂ© de nombreux commentaires dans le monde acadĂ©mique. L’immense majoritĂ© des gens ne se brancheraient pas. D’abord, et c’est l’angle sous lequel la majoritĂ© des objections ont Ă©tĂ© apportĂ©es il semble que nous ayons une prĂ©fĂ©rence naturelle » pour la vĂ©ritĂ©. La majoritĂ© des personnes interrogĂ©es faites l’expĂ©rience semble avoir une rĂ©pugnance premiĂšre pour un bonheur qui ne serait qu’illusion, mĂȘme si nous n’avons pas conscience de l’illusion. Quelles explications pouvons-nous donner Ă  cela ? Si je prĂ©fĂšre le bonheur Ă  la vĂ©ritĂ©, alors ce bonheur devient autocentrĂ© et stĂ©rile. Je suis heureux dans mon rĂ©servoir, certes, mais ce bonheur ne concerne que moi, ma vie ne laissera aucune trace dans le monde, je ne contribuerai au bonheur de personne ni au malheur de personne d’ailleurs, je ne participerai Ă  aucune crĂ©ation, aucun dĂ©bat, aucune avancĂ©e. Tout se fera sans moi. Si par contre je choisis de ne pas me brancher, alors certes ma vie ne sera pas aussi parfaite, mais elle aura un impact sur le monde. Je serai lĂ  pour mes proches, je peux changer les choses, bref, je serai en lien avec le monde et y serai un ĂȘtre humain responsable. C’est donc aussi entre une vie imparfaite et engagĂ©e ou une vie heureuse mais dĂ©sengagĂ©e qu’on me propose de choisir. J’ajoute ici mon grain de sel au dĂ©bat remarquez que l’expĂ©rience de pensĂ©e suppose qu’on vous offre la possibilitĂ© de vous brancher quand vous voulez. Ce qui signifie que le sujet est comme vous et moi, il n’a pas la connaissance de ce que sera effectivement sa vraie » vie future. Le choix est donc entre une vie heureuse Ă  coup sĂ»r et une vie qui reste encore Ă  vivre et Ă  Ă©crire. Le choix n’est donc pas qu’entre bonheur et vĂ©ritĂ©, il est aussi entre bonheur maximal assurĂ© et bonheur incertain mais qu’on espĂšre pas trop mal quand mĂȘme et qui surtout sera mon Ɠuvre. Ma seule façon de me connaĂźtre, de savoir qui je suis et de quoi je suis capable, c’est de me coltiner au monde. Je risque de me faire broyer, certes, je risque le malheur, mais c’est la seule façon de rĂ©pondre Ă  la question qui suis-je ? ». Si je me branche, je ne le saurai jamais. Le choix est donc aussi entre bonheur absolu mais passif ou bonheur espĂ©rĂ© et actif. Par consĂ©quent, se brancher ou non signifie aussi choisir entre illusion et connaissance de soi. Au final, si le but de la vie Ă©tait vraiment d’ĂȘtre heureux, si le bonheur, tel que nous le disaient les grecs, reprĂ©sentait effectivement le Souverain Bien, alors nous devrions tous choisir sans hĂ©siter de nous brancher. Si la majoritĂ© des gens choisiraient de ne pas le faire, c’est peut-ĂȘtre lĂ  l’indice que le bonheur n’est finalement pas leur absolue prioritĂ© dans la vie. Certes nous le recherchons, mais peut-ĂȘtre pas Ă  n’importe quel prix. DĂšs lors, chacun peut ĂȘtre renvoyĂ© Ă  l’examen de sa propre Ă©chelle de valeur et de son propre systĂšme de prioritĂ©s quel prix serais-je prĂȘte Ă  payer pour mon bonheur ? Vaut-il que je lui sacrifie ma libertĂ©, ma responsabilitĂ© ou autres choses ? Quand devient-il trop cher payĂ© ? Je vous laisse sur cette rĂ©flexion. J’aimerais pour cette semaine soumettre Ă  votre rĂ©flexion une expĂ©rience de pensĂ©e trĂšs cĂ©lĂšbre parmi les philosophes, issue d’un ouvrage du philosophe amĂ©ricain contemporain Robert Nozick Anarchy, State, and Utopia[1]. Supposez qu’il existe une machine Ă  expĂ©rience qui soit en mesure de vous faire vivre n’importe quelle expĂ©rience que vous souhaitez. Des neuropsychologues excellant dans la duperie pourraient stimuler votre cerveau de telle sorte que vous croiriez et sentiriez que vous ĂȘtes en train d’écrire un grand roman, de vous lier d’amitiĂ©, ou de lire un livre intĂ©ressant. Tout ce temps-lĂ , vous seriez en train de flotter dans un rĂ©servoir, des Ă©lectrodes fixĂ©es Ă  votre crĂąne. Faudrait-il que vous branchiez cette machine Ă  vie, Ă©tablissant d’avance un programme des expĂ©riences de votre existence ? » On vous propose donc de vous brancher Ă  une machine, capable de vous faire vivre votre vie idĂ©ale. Tout ce que vous pourriez vouloir vous sera procurĂ©, le bonheur est Ă  portĂ©e de main. L’inconvĂ©nient est que tout cela sera faux, mais vous n’en saurez rien et pouvez choisir de ne jamais rien en savoir. Vous brancheriez-vous ? L’expĂ©rience de pensĂ©e de Nozick, 25 ans avant Matrix[2], vise bien sĂ»r Ă  nous mettre face Ă  un dilemme. Faut-il prĂ©fĂ©rer le bonheur Ă  la vĂ©ritĂ©, ou la vĂ©ritĂ© au bonheur ? Remarquez qu’il ne s’agit pas d’opposer vĂ©ritĂ© et plaisirs, mais bien vĂ©ritĂ© et bonheur. En effet, la machine de Nozick n’est pas qu’une machine Ă  plaisirs. Si ma conception du bonheur est une succession sans fin de plaisirs assouvis, alors je programmerai la machine en ce sens et elle me donnera ce que je souhaite. Si ma conception est diffĂ©rente, si je dose subtilement revers et succĂšs pour me faire mieux apprĂ©cier les seconds, que je me fournis un appĂ©tit d’ogre pour la vie, que je programme la rĂ©alisation d’une grande Ɠuvre ou quoi que ce soit d’autre qui correspond trĂšs exactement Ă  mon idĂ©e de bonheur, alors la machine le donnera Ă©galement. Et mĂȘme, on peut admettre pour pousser l’expĂ©rience de pensĂ©e, que je n’ai pas besoin de programmer la machine Ă  l’avance et qu’elle est capable de s’adapter en cours de route, voire de prĂ©venir mes dĂ©sirs pour me fournir ma vie idĂ©ale. C’est donc bien entre une certitude de bonheur maximal et une vie imparfaite, franchement malheureuse peut-ĂȘtre, mais vraie » que je peux choisir. Je vous laisse rĂ©flĂ©chir Ă  la question et aux enjeux que vous y voyez, car le choix ne se rĂ©sume Ă©videmment pas Ă  une alternative entre bonheur et vĂ©ritĂ©. Je vous retrouve la semaine prochaine pour vous proposer un topo des dĂ©bats que cette expĂ©rience a provoquĂ© chez les philosophes de mĂ©tier. [1] Nozick, R., Anarchy, state, and Utopia, New-York Basic Book, 1974, et en français Anarchie, Etat et Utopie, trad. E. d’Auzac de Larmartine & Dauzat, Paris, PUF, 1988, pp. 65-67 – Une expĂ©rience de pensĂ©e similaire se trouve chez Hilary Putman dans Raison, VĂ©ritĂ© et Histoire 1981 [2] Matrix La Matrice au Qc et N-B est un film de Lana Wachowski 1999, dans lequel tous les humains ou presque vivent dans la Matrice, sorte de super machine de Nozick ». Un personnage NĂ©o se voit offrir un choix entre deux pilules avec la bleue, il retourne dans la Matrice faire de beaux rĂȘves, avec la rouge il en sort et vit sa vraie » vie. Ce petit opus est la transcription d’une confĂ©rence donnĂ©e en 1999 souvent reprise et suivie par une pĂ©riode de questions du public, elles aussi retranscrites. Dans un premier temps, Comte-Sponville s’interroge sur les raisons pour lesquelles nous sommes si peu ou si difficilement heureux. C’est qu’il semble y avoir, dans le bonheur lui-mĂȘme, une contradiction logique. Tout homme dĂ©sire ĂȘtre heureux. Or, la nature du dĂ©sir semble nous condamner au tragique le dĂ©sir est manque si bien que tout dĂ©sir comblĂ© disparaĂźt bientĂŽt comme dĂ©sir ; ce qu’on vient d’obtenir ne nous intĂ©resse dĂ©jĂ  plus, l’ennui point. Ce que je dĂ©sirais, et qui devait faire mon bonheur, déçoit ; le bonheur lui-mĂȘme que je dĂ©sire, lorsque je l’atteins, m’ennuie. Le bonheur, coincĂ© entre les oscillations du dĂ©sir et de l’ennui, n’est donc que fugacement entraperçu et au final, perpĂ©tuellement manquĂ©. Ne peut-on dĂ©sirer ce qu’on a, et donc ĂȘtre heureux ? Oui, rĂ©pond Compte-Sponville, mais alors il faut ramener le bonheur du cĂŽtĂ© de la joie et du plaisir. L’erreur, quand on dĂ©finit le dĂ©sir comme manque, c’est de l’assimiler Ă  l’espĂ©rance. EspĂ©rer, selon Compte-Sponville, revient Ă  dĂ©sirer sans savoir on ignore l’issue de notre espĂ©rance, sans pouvoir on n’espĂšre que ce qui ne dĂ©pend pas de nous et sans jouir la jouissance est sans cesse ajournĂ©e. Or, tout le dĂ©sir n’est pas espĂ©rance. Il suffit donc d’écarter, dans notre dĂ©sir de bonheur ou dans notre dĂ©sir vers le bonheur, tout ce qui relĂšve de l’espĂ©rance. Ceci distinguĂ©, il est Ă©vident – et mĂȘme souhaitable – qu’on peut dĂ©sirer ce qu’on sait, ce qu’on peut, ce qu’on a, bref, ce qui dĂ©pend de nous, et que nous pouvons nous en rĂ©jouir. C’est donc par lĂ  qu’il y a un bonheur possible en actes. Le bonheur dĂ©sespĂ©rĂ©, c’est donc un bonheur qui enracine son dĂ©sir dans le prĂ©sent en s’étant dĂ©barrassĂ© du tragique de l’espĂ©rance. Atteindre la souveraine fĂ©licitĂ© »[1], chez Descartes, demande de chercher en nous-mĂȘmes. Les Ăąmes vulgaires » se fourvoient en attendant le bonheur de biens extĂ©rieurs. Certes, les honneurs, les richesses ou la santĂ© sont des biens, et les possĂ©der favorise le bonheur. L’homme gĂątĂ© par le sort peut bien ĂȘtre heureux. Mais parce que ces biens ne dĂ©pendent pas de nous, ce n’est qu’un bonheur en sursis. Ayant peut-ĂȘtre moins qu’un autre Ă©tĂ© Lire la suite → Le principe moral, par exemple, que dire la vĂ©ritĂ© est un devoir, s’il Ă©tait pris d’une maniĂšre absolue et isolĂ©e, rendrait toute sociĂ©tĂ© impossible. Nous en avons la preuve dans les consĂ©quences trĂšs directes qu’a tirĂ©es de ce principe un philosophe allemand, qui va jusqu’à prĂ©tendre qu’envers des assassins qui vous demanderaient si votre ami qu’ils poursuivent n’est pas rĂ©fugiĂ© dans votre maison, le mensonge serait un crime. 
 Je prends pour exemple le principe moral que je viens de citer, que dire la vĂ©ritĂ© est un devoir. Ce principe isolĂ© est inapplicable. Il dĂ©truirait la sociĂ©tĂ©. Mais, si vous le rejetez, la sociĂ©tĂ© n’en sera pas moins dĂ©truite, car toutes les bases de la morale seront renversĂ©es. Il faut donc chercher le moyen d’application, et pour cet effet, il faut, comme nous venons de le dire, dĂ©finir le principe. Dire la vĂ©ritĂ© est un devoir. Qu’est-ce qu’un devoir? L’idĂ©e de devoir est insĂ©parable de celle de droits un devoir est ce qui, dans un ĂȘtre, correspond aux droits d’un autre. LĂ  oĂč il n’y a pas de droits, il n’y a pas de devoirs. Dire la vĂ©ritĂ© n’est donc un devoir qu’envers ceux qui ont droit Ă  la vĂ©ritĂ©. Or nul homme n’a droit Ă  la vĂ©ritĂ© qui nuit Ă  autrui. VoilĂ , ce me semble, le principe devenu applicable. En le dĂ©finissant, nous avons dĂ©couvert le lien qui l’unissait Ă  un autre principe, et la rĂ©union de ces deux principes nous a fourni la solution de la difficultĂ© qui nous arrĂȘtait. Benjamin CONSTANT, Des rĂ©actions politiques 1796, VIII La vĂ©racitĂ© dans les dĂ©clarations que l’on ne peut Ă©viter est le devoir formel de l’homme envers chacun, quelque grave inconvĂ©nient qu’il puisse en rĂ©sulter pour lui ou pour un autre ; et quoique, en y en altĂ©rant la vĂ©ritĂ©, je ne commette pas d’injustice envers celui qui me force injustement Ă  les faire, j’en commets cependant une en gĂ©nĂ©ral dans la plus importante partie du devoir par une semblable altĂ©ration, et dĂšs lors celle-ci mĂ©rite bien le nom de mensonge. En effet, je fais en sorte, autant qu’il est en moi, que les dĂ©clarations ne trouvent en gĂ©nĂ©ral aucune crĂ©ance, et que par consĂ©quent aussi tous les droits, qui sont fondĂ©s sur des contrats, s’évanouissent et perdent leur force, ce qui est une injustice faite Ă  l’humanitĂ© en gĂ©nĂ©ral. Le mensonge bien intentionnĂ©, dont il est ici question, peut d’ailleurs, par un effet du hasard, devenir punissable aux yeux des lois civiles. Avez-vous arrĂȘtĂ© par un mensonge quelqu’un qui mĂ©ditait alors un meurtre, vous ĂȘtes juridiquement responsable de toutes les consĂ©quences qui pourraient en rĂ©sulter ; mais ĂȘtes-vous restĂ© dans la stricte vĂ©ritĂ©, la justice publique ne saurait s’en prendre Ă  vous, quelles que puissent ĂȘtre les consĂ©quences imprĂ©vues qui en rĂ©sultent. Il est possible qu’aprĂšs avoir loyalement rĂ©pondu oui au meurtrier qui vous demandait si son ennemi Ă©tait dans la maison, que celui-ci en sorte inaperçu et Ă©chappe ainsi aux mains de l’assassin, de telle sorte que le crime n’ait pas lieu ; mais, si vous avez menti en disant qu’il n’était pas Ă  la maison et qu’étant rĂ©ellement sorti Ă  votre insu, il soit rencontrĂ© par le meurtrier, qui commette son crime sur lui, alors vous pouvez ĂȘtre justement accusĂ© d’avoir causĂ© sa mort. En effet, si vous aviez dit la vĂ©ritĂ©, comme vous la saviez, peut-ĂȘtre le meurtrier, en cherchant son ennemi dans la maison, eĂ»t-il Ă©tĂ© saisi par des voisins accourus Ă  temps, et le crime n’aurait-il pas eu lieu. Celui donc qui ment, quelque gĂ©nĂ©reuse que puisse ĂȘtre son intention, doit, mĂȘme devant le tribunal civil, encourir la responsabilitĂ© de son mensonge et porter la peine des consĂ©quences, si imprĂ©vues qu’elles puissent ĂȘtre. C’est que la vĂ©racitĂ© est un devoir qui doit ĂȘtre regardĂ© comme la base de tous les devoirs fondĂ©s sur un contrat, et que, si l’on admet la moindre exception dans la loi de ces devoirs, on la rend chancelante et inutile. KANT, “D’un prĂ©tendu droit de mentir par humanitĂ©â€ 1797 403 ERROR The Amazon CloudFront distribution is configured to block access from your country. We can't connect to the server for this app or website at this time. There might be too much traffic or a configuration error. Try again later, or contact the app or website owner. If you provide content to customers through CloudFront, you can find steps to troubleshoot and help prevent this error by reviewing the CloudFront documentation. Generated by cloudfront CloudFront Request ID oRb38FMtxCkfjqAGJllSran2gLX5M_iHUMIKTesA7Yq-uXAEeAXoTw== A la gloire du Grand Architecte de l’Univers, Trois Fois Puissant Maitre et vous tous mes FrĂšres Maitres SecretsOn me demande d’expliquer ce passage du rituel Ne profanez pas le nom de VĂ©ritĂ© en le donnant aux conceptions humaines ».Cette phrase conclut l’exhortation que prononce le Trois Fois Puissant Maitre Ă  la fin du deuxiĂšme voyage serpentin lors du rituel de rĂ©ception des FrĂšres Maitre SecretsL’exhortation dans son entier est la suivante Écoutez la voix qui vous dit N’accorde Ă  qui que ce soit une confiance aveugle, mais Ă©coute tous les hommes avec attention et dĂ©fĂ©rence ; aie la ferme rĂ©solution de les toutes les opinions, mais ne les dĂ©clare justes que si elles apparaissent telles Ă  ton examen profane pas le nom de VĂ©ritĂ© en le donnant aux conceptions humaines ! »Et d’abord quelle est cette voix qui nous dit ? Cette voix passe par la bouche du Trois Fois Puissant MaĂźtre qui, en Ă©levant son Ă©pĂ©e droite vers le ciel et en tenant son maillet sur le cƓur lors de l’ouverture des travaux, semble indiquer que ce qu’il dit est juste et inspirĂ© par Le Grand Architecte De l’Univers. En tout cas la voix semble profĂ©rer de maniĂšre bienveillante et sage conseils, recommandations, incitations, leçons ou objurgations bienveillantes pour un Devoir constructif Pas de confiance aveugle », Ă©coute de tous les hommes », rĂ©solution de comprendre ». C’est en tous cas Ă  nos sens, Ă  notre esprit et Ă  notre clairvoyance que fait appel cette voix Elle nous dit de ne justifier une opinion qu’à partir de notre examen propre. Cela semble signifier qu’en tant que Maitres Secrets nous sommes libres et responsables. Notre Parole nous engagent et peuvent engager le monde autour de nous. Ce que l’homme appelle vĂ©ritĂ© n’est peut-ĂȘtre pas toujours bon Ă  partager. Mais de quoi notre libertĂ© nous donne-t-elle la responsabilitĂ©? Et bien c’est ce qui nous dit la voix dans cette derniĂšre phrase nous sommes responsables de concevoir ce que nous nommerons vĂ©ritĂ© ». La DĂ©claration de Principes du Rite Écossais Ancien et AcceptĂ© [Ă©tablie d’aprĂšs les dĂ©libĂ©rations du Convent de Lausanne du 22 septembre 1875, et d’aprĂšs celles des confĂ©rences des SuprĂȘmes Conseils tenues Ă  Lausanne en 1922, Ă  Paris en 1929, Ă  Bruxelles en 1935 et Ă  Cuba en 1956, et toujours en vigueur aujourd’hui,], aprĂšs avoir proclamĂ© qu’il existe un principe crĂ©ateur nommĂ© Grand Architecte de l’Univers et aprĂšs avoir ajoutĂ© qu’il est un ordre initiatique dont chacun des adeptes progressent de degrĂ© en degrĂ© selon ses capacitĂ©s et ses facultĂ©s propre, dit ceci Ă  l’article 3 Il [le rite Ă©cossais ancien et acceptĂ©] n’impose aucune limite Ă  la libre recherche de la vĂ©ritĂ©, et c’est pour garantir Ă  tous cette libertĂ© qu’il exige de tous la donc pour la libre recherche de la vĂ©ritĂ© que nous sommes devenus Maitres Secrets. Cela semble tout simple quand on le dit comme ça. Mais cela nous pose la question Qu’est-ce que la vĂ©ritĂ© ? Comment dĂ©finir ce que nous recherchons ?Comme base nous avons les mots choisis par la voix Le verbe profaner », le mot de conceptions » et son qualificatif humaines ».La profanation est un acte sacrilĂšge, un manque de respect au sacrĂ©. C’est une irruption irrespectueuse du profane dans le sacrĂ©. La perspective que nous ouvre la voix induit le caractĂšre sacrĂ© du nom de vĂ©ritĂ©. Nous sommes dans la transcendance. Nous pourrions dire qu’il s’agit de Logos au sens Ă©tymologique du terme, c’est-Ă -dire Ă  la fois raison, sagesse, relation et discours. Discours comme utilisation de la langue, c’est-Ă -dire parole exprimant une conception en son sens premier est synonyme de fĂ©condation. C’est un acte de crĂ©ation en rapport avec la vie, en rapport avec l’essentiel. C’est donc un principe actif de construction. Aucun terme de nos rituels n’est choisi par hasard. Il serait donc question ici de nommer vĂ©ritĂ© une idĂ©e en rapport avec le mystĂšre de la vie, le mystĂšre de la crĂ©ation. Nous devrions chercher Ă  reconnaitre le Logos et finalement le voix nous dit ne pas donner le nom de vĂ©ritĂ© aux conceptions humaines. Alors ne devrions-nous pas dĂ©finir ce que sont les conceptions humaines qui pourraient ĂȘtre prises pour vĂ©ritĂ© afin de les Ă©carter de l’axe de notre recherche et ainsi garder le cap vers la vĂ©ritĂ© transcendante que nous erreur, mensonge, imposture sont des concepts auxquels sont souvent donnĂ©s le nom de vĂ©ritĂ©. Ce sont des Ă©chafaudages de l’esprit humain. Ce sont des conceptions de l’ego destinĂ©es Ă  rassurer chacun d’entre nous dans les relations sociales. L’autre ne peut pas ĂȘtre plus beau, plus intelligent, plus brillant, plus aimĂ© que moi. Et si par hasard il l’était j’édicte mes propres rĂšgles qui feront que la vĂ©ritĂ© sera la mienne, celle qui me place devant. Les vĂ©ritĂ©s de l’ego sont les vĂ©ritĂ©s dĂ©voyĂ©es. Ce sont celles que construit l’esprit humain dans l’axe du parjure. Ce sont les constructions mentales par lesquelles s’introduit de manque de respect au sacrĂ©Alors comment sĂ©parer, comment tracer une sĂ©paration, entre le profane et le sacrĂ© ? Le plus simple semble ĂȘtre de dĂ©finir ce qui est contraire Ă  la morale, d’écarter tout ce qui n’est pas prouvĂ© scientifiquement et de disqualifier tout ce qui ne vient pas des bons sentiments ou de l’empathie. C’est-Ă -dire sĂ©parer ce que nous considĂ©rons socialement comme le bien et le mal, et comme nous en avons fait le serment de fuir le vice et de pratiquer la vertu. Le problĂšme est que dans le monde des hommes le vice et la vertu ne sont pas toujours lĂ  oĂč l’on croit qu’ils science, la physique, la nature et leurs lois attestĂ©es par l’expĂ©rimentation peuvent nous paraitre un moyen de conceptualiser la vĂ©ritĂ©. Cependant il n’y a pas si longtemps la terre Ă©tait plate pour tous les hommes. Newton sous son pommier nous dĂ©crit la loi de la gravitĂ© et la terre ronde n’est plus le centre de l’univers. L’homme accorde Ă  la loi Newton le nom de vĂ©ritĂ© absolue de la nature. Mais il y a quelques temps arrive le gĂ©nie Einstein qui offre aux hommes sa thĂ©orie de la relativitĂ©. On labellise cette thĂ©orie vĂ©ritĂ© avec enthousiasme comme on le fait encore avec les nouvelles thĂ©ories de la mĂ©canique quantique attestĂ©es par d’immenses expĂ©riences dans d’immenses synchrotrons. Newton et son pommier sont toujours lĂ  mais le nom de vĂ©ritĂ© n’y est plus que relatif. La conception de la vĂ©ritĂ© par la science semble donc ĂȘtre illusoire. Mais la recherche scientifique est bien rĂ©elle. C’est peut-ĂȘtre l’axe de recherche qui est Ă  modifierDans un autre ordre d’idĂ©e nous pourrions penser que conceptualiser la vĂ©ritĂ© Ă  partir de la justice est une bonne idĂ©e. Nous avons des rĂšgles morales. Ces rĂšgles morales souvent Ă©dictĂ©es Ă  partir des textes sacrĂ©s, politiques ou religieux. Nous avons les tables de la loi. En principe ces tables nous disent la vĂ©ritĂ©. Mais quelle vĂ©ritĂ© ? Pour la politique ou la religion nous pourrions par exemple dire en parodiant VĂ©ritĂ© en deçà de la mĂ©diterranĂ©e, mensonge au-delĂ . » Car comme nous le savons certains jugements ne disent que la vĂ©ritĂ© qui est audible et qui rassure l’opinion publique. Innocent de deux crimes mais dans l’impossibilitĂ© de faire passer au tribunal cette version pour vraie un homme peux s’accuser d’un crime qu’il n’a pas commis prĂ©textant qu’il souhaitait dĂ©fendre la premiĂšre victime lorsqu’il a tuĂ© la seconde, profitant ainsi d’une peine moins grande. Il est innocent mais le jugement entĂ©rine une vĂ©ritĂ© part mĂ©fions-nous aussi des symboles. Ou plutĂŽt n’oublions pas de creuser sous le symbole. MĂ©fions-nous des idĂ©es reçues qui peuvent facilement nous servir de rĂ©alitĂ© en nous Ă©vitant la peine de penser par nous-mĂȘmes. Souvenons-nous du tableau de Magritte reprĂ©sentant une pipe, reprĂ©sentation sous laquelle nous pouvons lire ceci n’est pas une pipe ». Effectivement Magritte nous signale que la reprĂ©sentation d’une pipe n’est pas la pipe elle-mĂȘme. La vĂ©ritĂ© de la pipe est autre. C’est un objet trĂšs personnel dans lequel on entretien les braise d’un tabac choisi. Son fourneau en buis ou en Ă©cume rĂ©chauffe en hiver la main qui la tient, son tuyau en corne, en ivoire ou en ambre tempĂšre la goulĂ©e lors de l’aspiration pour ravir les sens et apaiser l’esprit. La pipe n’est pas qu’une construction mentale. C’est un concept créé depuis la matiĂšre, les sens et l’esprit pour rĂ©jouir l’ñme. MĂ©fions-nous des la vĂ©ritĂ© est-elle dans la Nature ou dans son apparent bel Ă©quilibre? GĂ©rard de Nerval dont le poĂšme nous a Ă©tĂ© si bien dit par notre Respectable Maitre Secret Christian et dont le premier vers va vous Ă©clairer Homme! libre penseur te crois-tu seul pensant ». Ce premier vers me pousse Ă  remettre en scĂšne l’histoire bucolique de Newton. La scĂšne se passe au verger. Le rideau s’ouvre sur le pommier. Le pommier conçoit son fruit. Bravant le froid de l’hiver, rĂ©sistant aux traitresses gelĂ©es printaniĂšres, traversant les orages et les grĂȘles de l’étĂ© le pommier conçoit sans relĂąche son fruit. Au dĂ©but de l’automne il pense sa conception mature et, par des moyens connus des pommiers seuls, il laisse tomber son fruit sur l’herbe ombreuse. Eve voit la pomme, la ramasse et la croque. Quelle est la vĂ©ritĂ© du pommier ? Pour le pommier la vĂ©ritĂ© c’est l’expression qui passe dans les yeux d’Eve au moment oĂč elle croque la pomme. L’avantage avec la nature c’est que comme elle ne parle pas nous pouvons lui faire dire ce que nous voulons. Donc pour la vĂ©ritĂ© c’est toujours un peu sujet Ă  caution. Mais nous pouvons quand mĂȘme y trouver des nous pourrions ainsi dĂ©crire les pieux mensonges, les comportements dits de jĂ©suite » parfois assimilĂ©s Ă  l’hypocrisie mais souvent partant de trĂšs bons sentiments ou de trĂšs bonne raison. Certaines semi-vĂ©ritĂ©s, auxquelles on donne le nom de vĂ©ritĂ© Ă©vitent au monde de grand malheurs. Et, Ă  ce propos, nous pourrions dĂ©crire aussi le secret. Le secret » a donc beaucoup Ă  voir avec la vĂ©ritĂ©. Et j’ajouterais qu’il est curieux de remarquer que dans le peu de phrases que prononce la voix elle nous dit de faire une dĂ©claration juste. Juste selon notre examen. La voix nous dit que nous donnerons le nom de vĂ©ritĂ© Ă  une parole impeccable », c’est-Ă -dire littĂ©ralement de parole sans pĂ©chĂ© », pour une parole sans tache », de parole pure, de parole PARFAITE » comme il se doit probablement dans une LOGE DE PERFECTION. Cette parole parfaite nous devons la concevoir en la cherchant dans l’axe de transcendance, dans l’axe de notre Loge, dans l’échange du microcosme et du macrocosme, dans les reflets qui nous Ă©clairent entre "Deus meumque jus" - "Ordo ab chao" de l’emblĂšme de notre Ordre et le "Gimel dans l’Étoile des GĂ©omĂštres" de notre tableau de Loge. Tout ce que je viens de dĂ©crire lĂ , ce travail de rĂ©flexion dans l’axe de la Loge, c’est ce que nous nommons l’éthique, c’est-Ă -dire ce qui dans le dialogue de la transcendance fait appel non seulement Ă  l’esprit mais aussi au corps et au de tout ce que nous venons de voir il ressort une chose La vĂ©ritĂ© ne se trouve pas, elle se cherche. Elle se cherche en avançant parfaitement et inlassablement dans l’axe de l’éthique. Et, Pour Nous Maitres Secrets, quelle action pourrait ĂȘtre plus parfaite que celle que nous nommons Devoir. Ce qui nous rapproche certainement le plus de la vĂ©ritĂ© c’est le Devoir. Continuons donc inlassablement et sans Ă©tat d’ñme, sans certitude et sans autre raison que celle d’avancer sur le chemin du devoir de ce que nous poursuivons inlassablement c’est le chemin vers la parole perdue. Comme le pommier concevons notre fruit. Concevons la parole parfaite qui nous pourrait Ă©ventuellement nous permettre d’avoir, le jour venu, notre pipe se cassant en traversant le miroir, au moment de l’ultime initiation, le moyen de comprendre ce que nous lirons dans l’Ɠil immense et gĂ©omĂ©trique du grand architecte de l’univers lorsqu’il nous dira VĂ©ritablement qu’il n’existe pas

ou qu’il dit, Trois Fois Puissant Paule 4ĂšmePerfection - Bangkok - Septembre 2016 Chapitre 14 La fin de la criminalitĂ© et de l’injustice 1. Pourquoi est-​il difficile aujourd’hui de mener une vie droite? N’EST-​IL pas vrai que, quels que soient vos efforts pour faire le bien, les conditions qui vous entourent rendent cela trĂšs difficile? Dans le monde des affaires, c’est la lutte pour la survie Ă©conomique, et la tentation est forte de tricher pour rester compĂ©titif. Dans la vie de tous les jours, ce n’est qu’immoralitĂ©, toxicomanie, langage trivial, haine et esprit de vengeance. De plus, les spectacles et les media nous prĂ©sentent bien souvent tout cela comme quelque chose de tout Ă  fait normal. 2. Les gens reconnaissent-​ils l’influence d’un mauvais milieu? 2 Toutefois, beaucoup de gens se rendent compte de l’énorme influence que peut avoir un mauvais milieu et il n’est pas rare qu’ils changent de quartier ou de rĂ©gion dans l’espoir de trouver de meilleures conditions, surtout pour leurs enfants. Ils savent qu’un environnement malsain peut altĂ©rer les bons principes qu’ils leur ont inculquĂ©s. 3, 4. a Comment l’entourage des IsraĂ©lites influait-​il sur eux? b Qu’est-​ce qui a contribuĂ© le plus Ă  l’apparition de ce mauvais milieu? 3 MĂȘme dans l’ancienne nation d’IsraĂ«l, bien que la Loi de MoĂŻse fĂ»t excellente, le climat n’était pas toujours favorable Ă  la pratique fidĂšle du culte de Dieu. IsraĂ«l Ă©tait entourĂ© de nations qui pratiquaient l’idolĂątrie DeutĂ©ronome 136, 7, 12, 13, et les IsraĂ©lites Ă©taient pĂ©cheurs comme le reste de l’humanitĂ©. La Loi en aida beaucoup Ă  rester fermes dans le culte pur de Dieu, mais la majoritĂ© d’entre eux se montrĂšrent dĂ©sobĂ©issants II Chroniques 3615, 16. Ils se laissĂšrent influencer par le milieu dans lequel ils vivaient. En outre, depuis la chute du premier homme, Satan le Diable n’a cessĂ© d’exercer une forte influence sur les hommes pour les empĂȘcher d’acquĂ©rir la connaissance de Dieu. L’apĂŽtre Paul Ă©crivit 4 “Si cependant la bonne nouvelle que nous annonçons est bel et bien voilĂ©e, elle est voilĂ©e parmi ceux qui pĂ©rissent, parmi lesquels le dieu de ce systĂšme de choses a aveuglĂ© l’esprit des incrĂ©dules, de peur que ne les Ă©claire l’éclatante lumiĂšre de la glorieuse bonne nouvelle au sujet du Christ, qui est l’image de Dieu.” — II Corinthiens 43, 4. UN NOUVEL ENVIRONNEMENT 5, 6. Qu’est-​ce que Dieu a l’intention de faire en rapport avec notre environnement? 5 Il est donc Ă©vident qu’un nouvel environnement contribuerait beaucoup Ă  aider les hommes pĂ©cheurs Ă  renouveler leur esprit’ pour se conformer aux excellents principes de Dieu Romains 122. Eh bien, Dieu se propose justement d’effectuer un tel changement au cours du rĂšgne millĂ©naire de JĂ©sus Christ. 6 II faut d’abord que le systĂšme de choses mauvais disparaisse. Il sera dĂ©truit par Dieu I Jean 217. Ensuite, le Diable, “le dieu de ce systĂšme de choses”, doit ĂȘtre liĂ© pour qu’il ne puisse plus inciter les humains Ă  se rebeller contre JĂ©hovah Dieu RĂ©vĂ©lation 201, 2. C’est ce qu’il a fait jusqu’à prĂ©sent en les trompant et en exploitant leurs imperfections pour les amener Ă  pĂ©cher, causant ainsi leur mort. — RĂ©vĂ©lation 129; HĂ©breux 214, 15. 7-12. DĂ©crivez les conditions qui existeront sous la domination du Royaume du Christ. 7 Le livre des Psaumes nous donne un aperçu prophĂ©tique des conditions qui existeront pendant le rĂšgne du Christ 8 “En ses jours le juste commencera Ă  pousser, et l’abondance de paix.” “Il y aura abondance de grain sur la terre.” “La vĂ©ritĂ© germera de la terre, et la justice regardera des cieux. De plus, JĂ©hovah, pour sa part, donnera ce qui est bon, et notre terre donnera sa production.” — Psaume 727, 16; 8511, 12. 9 Et le prophĂšte ÉsaĂŻe Ă©crivit au sujet de JĂ©sus Christ 10 “La domination princiĂšre sera sur son Ă©paule. Et on l’appellera du nom de Conseiller merveilleux, Dieu puissant, PĂšre Ă©ternel, Prince de paix. À l’abondance de la domination princiĂšre et Ă  la paix il n’y aura pas de fin, sur le trĂŽne de David et sur son royaume, pour l’établir solidement et le soutenir au moyen de l’équitĂ© et au moyen de la justice, dĂšs maintenant et jusqu’à des temps indĂ©finis. Le zĂšle mĂȘme de JĂ©hovah des armĂ©es fera cela.” — ÉsaĂŻe 96, 7. 11 DĂ©crivant le milieu favorable que crĂ©era le nouveau systĂšme de choses, ÉsaĂŻe dit encore 12 “Le sentier du juste, c’est la droiture. Comme tu es droit, tu aplaniras, la voie que suit le juste. Oui, le sentier de tes jugements, ĂŽ JĂ©hovah, nous l’avons espĂ©rĂ© en toi. ... Lorsqu’il y aura tes jugements pour la terre, c’est la justice qu’apprendront assurĂ©ment les habitants du sol productif.” — ÉsaĂŻe 267-9. 13. Les ressuscitĂ©s apprendront-​ils plus facilement la vĂ©ritĂ© sur Dieu qu’avant leur mort? Pourquoi? 13 Les dĂ©cisions judiciaires de JĂ©hovah Ă©tant alors proclamĂ©es et appliquĂ©es sur toute la terre, la “grande foule” qui survivra Ă  la destruction du prĂ©sent systĂšme de choses et entrera dans l’ordre nouveau sera en mesure d’enseigner les ressuscitĂ©s sans ĂȘtre gĂȘnĂ©e par des adversaires malfaisants de Dieu et du Christ RĂ©vĂ©lation 79, 10, 14-16. Comme la justice et la paix prĂ©vaudront, la vĂ©ritĂ© ressortira beaucoup plus clairement. Il sera alors plus facile Ă  ceux qui seront ainsi instruits d’obĂ©ir et d’aplanir’ leur voie. 14. Comment l’actuel systĂšme de choses a-​t-​il encouragĂ© les mauvaises tendances que nous avons hĂ©ritĂ©es de nos parents imparfaits? 14 À notre Ă©poque oĂč la criminalitĂ© est trĂšs grande, certains individus deviennent des criminels endurcis’. Nous avons tous des inclinations au pĂ©chĂ© dans un domaine ou dans un autre Romains 619, car nous avons hĂ©ritĂ© ces faiblesses de nos parents Psaume 515. C’est ainsi que l’on peut ĂȘtre enclin Ă  la colĂšre ou Ă  la violence. Certains sont plus agressifs que d’autres et sont tentĂ©s de faire justice eux-​mĂȘmes quand ils estiment que celle-ci n’a pas Ă©tĂ© appliquĂ©e. D’autres tombent plus facilement dans le piĂšge de l’immoralitĂ©, dans les excĂšs de boisson, etc. Mais, dans des conditions normales, peu d’entre eux iraient jusqu’à commettre un acte criminel. C’est gĂ©nĂ©ralement un milieu malsain, comparable Ă  un bouillon de culture’, qui nourrit et encourage les mauvaises tendances et suscite les circonstances, l’occasion ou l’incitation qui font le criminel. — I Corinthiens 1533. 15. a Comment le milieu qui existera sous le Royaume du Christ favorisera-​t-​il les bonnes tendances? b Que devra faire chacun pour se rĂ©tablir? 15 Cependant, quand ce monde mĂ©chant aura Ă©tĂ© dĂ©truit et que Satan ne pourra plus intervenir parce qu’il aura Ă©tĂ© liĂ©, les humains pourront se rĂ©tablir progressivement. Les bonnes tendances seront nourries et encouragĂ©es grĂące Ă  un excellent milieu, et rien ne favorisera les traits indĂ©sirables. Les actions et les dĂ©sirs mauvais seront tout Ă  fait dĂ©placĂ©s et considĂ©rĂ©s comme quelque chose Ă  Ă©viter. Toutefois, chacun devra faire des efforts pour se dĂ©faire du courroux, de la malice et des propos outrageants’, et pour revĂȘtir la personnalitĂ© nouvelle qui, par la connaissance exacte, se renouvelle Ă  l’image de Celui qui l’a créée’. Colossiens 38-10. Il faudra ĂȘtre animĂ© d’un vif dĂ©sir de changer, car Dieu veut avoir des sujets qui se soumettent Ă  lui volontairement Psaume 8111-13. Sous le gouvernement du Christ et de ses rois et prĂȘtres adjoints, les efforts de celui qui cherchera Ă  se renouveler ne seront pas entravĂ©s, mais au contraire encouragĂ©s de toutes les maniĂšres possibles. — RĂ©vĂ©lation 717. CEUX QUI NE RECEVRONT PAS LA VIE 16, 17. a Qui ne recevra pas la vie Ă©ternelle dans le nouveau systĂšme de choses? b Quand JĂ©sus Ă©tait sur la terre, comment les chefs religieux se mirent-​ils en grand danger? 16 Seuls les humains qui blasphĂšment contre l’esprit saint’ mourront dans ce nouveau systĂšme de choses Matthieu 1231, 32. Ce pĂ©chĂ© est un acte dĂ©libĂ©rĂ©, volontaire, rebelle et blasphĂ©matoire contre Dieu. Mais en quel sens est-​ce un pĂ©chĂ© contre l’esprit saint’? 17 ConsidĂ©rons, par exemple, le cas des Pharisiens. Ils ont eux-​mĂȘmes adoptĂ© une attitude qui risquait de leur faire commettre ce pĂ©chĂ© et, de toute Ă©vidence, certains l’ont commis. Ils auraient pu refuser de croire que JĂ©sus Ă©tait le Messie simplement par manque de foi, comme ce fut le cas de Saul qui devint plus tard l’apĂŽtre Paul I TimothĂ©e 112, 13. Mais quand JĂ©sus parla du pĂ©chĂ© impardonnable, les Pharisiens venaient juste d’ĂȘtre tĂ©moins de la puissance de ses paroles et de ses Ɠuvres, puissance qui venait de l’esprit de Dieu qu’avait reçu JĂ©sus. Quand ils virent et qu’ils comprirent que l’esprit de Dieu agissait par l’intermĂ©diaire de JĂ©sus, ils blasphĂ©mĂšrent alors contre l’esprit saint. Comment cela? En attribuant dĂ©libĂ©rĂ©ment les Ɠuvres de JĂ©sus au pouvoir des dĂ©mons. Les Pharisiens agissaient dans un dessein purement Ă©goĂŻste. Ils voulaient tromper le peuple, afin de continuer Ă  dominer sur lui. — Matthieu 1222-30. 18. Un chrĂ©tien pourrait-​il perdre la vie Ă©ternelle? 18 Ce pĂ©chĂ© peut ĂȘtre commis par des chrĂ©tiens qui se dĂ©tourneraient volontairement du culte pur de Dieu. HĂ©breux 1026, 27 dĂ©clare que “si nous pratiquons le pĂ©chĂ© volontairement aprĂšs avoir reçu la connaissance exacte de la vĂ©ritĂ©, il ne reste plus pour les pĂ©chĂ©s aucun sacrifice, mais seulement une sorte d’attente terrible du jugement”. — Comparez avec HĂ©breux 64-6. 19. a Qu’est-​ce que le pĂ©chĂ© qui fait encourir la mort’? b Quelle devrait ĂȘtre l’attitude d’un chrĂ©tien envers une personne qui commet apparemment cette sorte de pĂ©chĂ©? c Un chrĂ©tien peut-​il juger qu’une personne a commis un pĂ©chĂ© impardonnable? Expliquez. 19 L’apĂŽtre Jean, lui aussi, parle d’un “pĂ©chĂ© qui fait encourir la mort” en opposition avec le pĂ©chĂ© qui n’entraĂźne pas la mort I Jean 516, 17; comparez avec Nombres 1530. Un vrai chrĂ©tien n’aura aucun rapport avec celui qui, tout en se dĂ©clarant chrĂ©tien, semble, d’aprĂšs ce qu’on peut constater, blasphĂ©mer contre l’esprit de Dieu, pĂ©chant apparemment de propos dĂ©libĂ©rĂ© et sans manifester de repentir II Jean 9-11. Le chrĂ©tien ne priera pas pour une telle personne. Cependant, il ne peut pas lire dans le cƓur de celle-ci et il n’est pas Ă  mĂȘme de juger si elle a rĂ©ellement commis le pĂ©chĂ© impardonnable. Il ne peut pas savoir avec certitude si elle ne se repentira pas par la suite. Il reconnaĂźt donc que le Christ, agissant en tant que Juge de Dieu, peut, lui, sonder les “reins” les Ă©motions et les pensĂ©es les plus profondes et le “cƓur” le siĂšge principal de nos mobiles, et qu’il a le pouvoir de dĂ©terminer si quelqu’un blasphĂšme contre l’esprit saint. — RĂ©vĂ©lation 223; Jean 522, 30. 20. Qu’arrivera-​t-​il aux pĂ©cheurs irrĂ©formables et impĂ©nitents durant le rĂšgne millĂ©naire du Christ? 20 Les humains incorrigibles et irrĂ©formables seront mis Ă  mort durant le rĂšgne millĂ©naire du Christ. Pour montrer que leur exĂ©cution sera dĂ©finitive, les Écritures les reprĂ©sentent comme Ă©tant jetĂ©s dans le “lac de feu” symbolique qui est “la seconde mort”, diffĂ©rente de celle que nous avons hĂ©ritĂ©e d’Adam RĂ©vĂ©lation 2014, 15. Par consĂ©quent, ceux qui voudraient troubler la paix du nouveau systĂšme de choses ne seront pas autorisĂ©s Ă  y demeurer. UNE VIE MEILLEURE DÈS MAINTENANT 21, 22. a Faut-​il attendre l’instauration du RĂšgne millĂ©naire du Christ pour connaĂźtre une vie meilleure et plus heureuse? b Commentez les paroles de l’apĂŽtre Paul Ă  ce sujet en I TimothĂ©e 48. 21 Mais aux lecteurs de ce livre nous rĂ©pĂ©tons ce que l’apĂŽtre dĂ©clara Ă  des hommes qui dĂ©siraient devenir des serviteurs mĂ»rs de Dieu “Cependant, bien-aimĂ©s, ... nous sommes convaincus, pour ce qui vous concerne, de choses meilleures et de choses accompagnĂ©es du salut.” HĂ©breux 69. Nous n’avons pas besoin d’attendre le RĂšgne millĂ©naire du Christ pour prendre un bon dĂ©part dans le service de Dieu. Nous pouvons et nous devons le servir dĂšs maintenant. 22 L’apĂŽtre dit encore “La piĂ©tĂ© est utile Ă  tout, puisqu’elle possĂšde la promesse de la vie prĂ©sente et de la vie qui est Ă  venir.” I TimothĂ©e 48. Nous pouvons nous libĂ©rer de bien des entraves du monde et avoir la paix de l’esprit ainsi qu’un but dans la vie. Il est possible de connaĂźtre une vie heureuse et d’entretenir de meilleures relations avec notre famille et nos semblables. Mais, mieux encore, nous pouvons nous rĂ©jouir Ă  la perspective de traverser vivants la “grande tribulation” pour mener une vie parfaite dans le nouveau systĂšme de choses que Dieu Ă©tablira. 23, 24. a AprĂšs avoir appris ce que dit la Parole de Dieu, devrions-​nous chercher ailleurs la vĂ©ritĂ©? b Avons-​nous besoin d’attendre un autre Messie ou un grand homme qui viendrait nous dĂ©livrer? c Que devrions-​nous donc faire? 23 Nous nous trouvons dans la mĂȘme situation que la nation d’IsraĂ«l quand elle Ă©tait sur le point d’entrer en Terre promise. MoĂŻse lui dit “Ce commandement que je te commande aujourd’hui n’est pas trop difficile pour toi, et il n’est pas Ă©loignĂ©. Il n’est pas dans les cieux, pour qu’il faille dire Qui montera pour nous aux cieux nous le chercher, pour qu’il nous le fasse entendre, afin que nous le pratiquions?’ Et il n’est pas de l’autre cĂŽtĂ© de la mer, pour qu’il faille dire Qui passera pour nous de l’autre cĂŽtĂ© de la mer nous le chercher, pour qu’il nous le fasse entendre, afin que nous le pratiquions?’ Car la parole est tout prĂšs de toi, dans ta propre bouche et dans ton propre cƓur, pour que tu la pratiques.” — DeutĂ©ronome 3011-14. 24 Il ne vous sera pas trĂšs difficile de savoir ce que Dieu demande de vous et de le faire. JĂ©sus Christ vous y aidera si vous exercez la foi en lui et si vous faites votre part Matthieu 1128-30. Il n’est pas nĂ©cessaire que quelqu’un aille au ciel pour en rapporter le message dont vous avez besoin, car JĂ©sus l’a fait pour nous et ses commandements nous ont Ă©tĂ© transmis dans la Bible. Inutile de vous rendre dans une terre lointaine, “de l’autre cĂŽtĂ© de la mer”, pour rechercher la sagesse ou la philosophie des hommes de ce pays-​lĂ . Vous n’avez pas besoin d’acquĂ©rir une instruction supĂ©rieure ni d’étudier toutes les religions anciennes et modernes pour trouver la vĂ©ritĂ©. Vous avez appris quel est le dessein de Dieu grĂące Ă  votre lecture de la Bible. Cette connaissance est dans votre bouche et dans votre cƓur. C’est “cette bonne nouvelle du royaume”. Matthieu 2414. Un apĂŽtre du Christ Ă©crivit “Si tu dĂ©clares publiquement cette parole dans ta propre bouche’, que JĂ©sus est Seigneur, et si tu exerces la foi dans ton cƓur, que Dieu l’a relevĂ© d’entre les morts, tu seras sauvĂ©. Car c’est avec le cƓur qu’on exerce la foi pour la justice, mais c’est avec la bouche qu’on fait la dĂ©claration publique pour le salut.” — Romains 105-10. 25. Est-​ce que Dieu rĂ©clame de grandes choses de notre part? Qu’est-​ce qu’il nous demande? 25 Dieu n’exige donc pas que vous accomplissiez des actes puissants. Non; il dĂ©clare “Il t’a fait connaĂźtre, ĂŽ homme terrestre, ce qui est bon. Et qu’est-​ce que JĂ©hovah demande de toi en retour, si ce n’est d’exercer la justice, et d’aimer la bontĂ©, et de marcher modestement avec ton Dieu?” MichĂ©e 68. Cette requĂȘte n’est-​elle pas raisonnable? N’est-​ce pas vraiment notre devoir Ă  tous? 26, 27. Que pouvons-​nous faire pour prendre les devants dĂšs Ă  prĂ©sent? 26 Par consĂ©quent, vous pouvez prendre les devants dĂšs maintenant en Ă©liminant l’injustice de votre vie. Pour Ă©viter de dĂ©vier du droit chemin Ă  cause d’un mauvais milieu, il vous faudra cesser de frĂ©quenter ceux qui pratiquent le mal. Paul Ă©crivit Ă  ceux qui cherchaient Ă  servir Dieu “Je vous ai Ă©crit, dans ma lettre, de cesser de frĂ©quenter les fornicateurs je n’entendais pas d’une maniĂšre absolue les fornicateurs de ce monde, ou bien les gens avides et les extorqueurs, ou les idolĂątres. Autrement il vous faudrait bel et bien sortir du monde.” I Corinthiens 59, 10. Vous avez peut-ĂȘtre des amis et des collĂšgues de travail qui pratiquent des choses mauvaises et, bien entendu, vous ne pouvez pas Ă©viter tout contact avec eux. Mais vous ne vous joindrez pas Ă  eux quand ils font le mal et vous ne rechercherez pas constamment leur compagnie intime. Vous devriez plutĂŽt rechercher la bonne compagnie des chrĂ©tiens dont vous remarquez l’excellente conduite, car elle vous affermira. — HĂ©breux 137. 27 Ayant fait cela, persĂ©vĂ©rez dans cette voie. Confiez-​vous en Dieu et comptez sur lui pour effacer complĂštement l’injustice, la criminalitĂ© et le malheur quand il Ă©tablira son nouveau systĂšme de choses juste. — ÉsaĂŻe 321, 16-18. [Questions d’étude] [Illustrations, page 159] Un mauvais milieu favorise la criminalitĂ©. [Illustration, page 160] Sous la domination de JĂ©sus Christ, un milieu sain favorisera les belles mƓurs.

avons nous le devoir de chercher la verite